Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

2011031618034204_0.jpg

L'an dernier, le maire d'Istres, François Bernardini, avait inauguré un rond-point "du 19 Mars 1962", ce qui déclenche aujourd'hui l'ire de certains rapatriés.          

                                                                                 Photo archives N.B.

 

 

Dans 48 h, ce sont dans des milliers de villes et villages de France que nous nous réunirons  pour cette journée du Souvenir du 19 mars 1962.

Partout il est annoncé la présence de très nombreuses personnalités (députés, sénateurs, conseillers régionaux, conseillers généraux, maires) élus de toutes tendances politiques.

Partout il est annoncé la présence de très nombreuses associations patriotiques ou culturelles.

Souvent ce sont les Municipalités elles-mêmes qui annoncent l’organisation des cérémonies. La FNACA s’en réjouit et les remercie sincèrement.

Le 19 mars 2011 s’annonce donc grandiose… c’est la France républicaine qui sera rassemblée ce jour-là pour honorer toutes les victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie.

Le 19 mars 2011 ce sera la France éternelle, qui sera rassemblée, de toutes tendances politiques, la France que nous aimons, celle qui est un modèle pour le monde entier.

Mais à Istres, à Bayonne, à Valence, à Toulouse, il y a une poignée de troublions qui vont tenter de perturber les commémorations du 19 mars 1962 : ce sont les héritiers de l’OAS et parfois les anciens militants de l’OAS, eux-mêmes, rappelez-vous de cette organisation terroriste et criminelle qui est responsable de 2400 assassinats en Algérie et en France, avant et après le 19 mars 1962.

Elle a tenté d’assassiner le chef de l’Etat du moment, le général de Gaulle. Sont but était de renverser la République française.

Elle a assassiné des personnalités françaises et algériennes, elle a assassiné des appelés du contingent, elle a assassiné un grand nombre d’Algériens. Par sa politique de la terre brûlée elle porte une très lourde responsabilité dans la tragédie du 5 juillet 1962 à Oran.

Aujourd’hui, ces nostalgiques de l’Algérie française, adeptes de l’extrême droite cherchent, avec ce parti de la honte, à détruire la France éternelle, celle de Voltaire, de Rousseau, de la Révolution française, de Victor Hugo, de Jaurès, de Jean Moulin, du général de Gaulle.

Ces nostalgiques extrémistes, avec le parti qui a dit un jour "que les fours crématoires des nazis n'étaient qu'un détail de l'Histoire" tentent de détruire la France des droits de l’Homme et de la liberté, terre d’asile pour tous les opprimés qu’admiraient tant les étrangers de par le monde, ces héritiers de l’OAS réactionnaires, racistes et xénophobes haïssent les arabes, ceux-là mêmes qui font aujourd’hui la révolution contre leurs dictateurs.

Vous allez pouvoir prendre connaissance, ci-dessous d’un article paru dans le journal La Provence concernant l'une des manifestations de la honte :

 

 

ISTRES

Une commémoration du 19 mars 1962

sous tension

Publié le jeudi 17 mars 2011 à 15H01

Un collectif de rapatriés d'Algérie va manifester, samedi à Istres. Le maire prône l'apaisement

 Quarante-neuf ans après la signature des accords d'Évian, la guerre d'Algérie déchaîne encore les passions. Et on devrait en avoir une nouvelle illustration samedi à Istres.

Comme chaque année, la section locale de la Fédération nationale des anciens combattants d'Afrique du Nord (FNACA) s'apprête à célébrer la fin des combats et l'entrée en vigueur, au lendemain du traité du 18 mars 1962, du cessez-le-feu entre les militaires français et les combattants du FLN.

Une cérémonie pacifique qui mènera le cortège jusqu'à la stèle de la paix, boulevard L'Huillier, pour le traditionnel dépôt de gerbe.

Mais un autre défilé pourrait contrarier cette fois la tranquillité de la manifestation. Le collectif "Non au 19 mars", emmené par Hervé Cuesta, compte "organiser dans les rues d'Istres une marche pacifique avec des banderoles pour montrer nos morts". Rapatrié d'Afrique du Nord, ce Niçois conteste formellement ce choix du 19 mars pour commémorer la fin de la guerre. "Il y a un peu d'indécence. Fêter cette date en même temps que l'Algérie célèbre sa fête nationale, c'est tuer une deuxième fois nos morts. Le cessez-le-feu n'a pas été respecté par les fellaghas, et de nombreux civils ont été tués au printemps et à l'été 1962", reprend-il.

Mais pourquoi avoir choisi Istres, alors que dans beaucoup d'autres villes la FNACA célèbre aussi le 19 mars? "Nous avons décidé cela à la suite de l'inauguration surprise d'un rond-point dédié à cette date l'an dernier par le maire", explique Hervé Cuesta, qui évoque le même type d'action à Toulouse ou Bayonne.

Ce projet avait suscité des remous à l'époque. "Nous vivons une période électorale, et certains partis profitent de cette situation", se défend Raoul Capi, vice-président istréen de la FNACA au niveau national et président de la FNACA PACA.

Du côté de la municipalité d'Istres, François Bernardini comprend que "l'émotion soit dans le coeur des hommes. Je ne dénie pas les massacres qui ont eu lieu. Mais une date a été retenue à partir des accords d'Évian et mon but en tant que maire, lorsque la FNACA me sollicite, c'est de mettre en avant la notion de rassemblement. Par nature, je respecte les opinions de tous. Je demande donc qu'on respecte la mienne : celle d'arriver à un sentiment de fraternité, avec le respect des souffrances endurées."

"Nous voudrions oublier, plaide Hervé Cuesta, mais les gens de la FNACA inaugurent des ronds-points."

Raoul Capi veut mettre de la distance: "Nous vivons en démocratie, ils ont le droit de manifester. Mais ils n'ont pas le droit de troubler notre cérémonie."

Le maire d'Istres, qui ne regrette pas l'inauguration du rond-point confirme d'ailleurs qu'il participera "comme tous les ans" au rassemblement organisé par la FNACA. "Je ne me déroberais pas. D'ailleurs, je suis tout à fait prêt à recevoir une délégation. Tout dépend de leur organisation : si la manifestation est respectueuse, elle est respectable", insiste François Bernardini. Hervé Cuesta compte "remplir un bus d'une cinquantaine de places au départ de Nice".

Un petit nombre auquel devraient venir s'ajouter les pieds-noirs d'Istres et alentours.

De son côté, la police confirme qu'elle suit la situation de manière attentive, pour éviter tout débordement.

Sylvain PIGNOL (spignol@laprovence-presse.fr)

 

Tag(s) : #Associations
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :