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Le jeudi 5 janvier 2006, Monsieur Jacques CHIRAC, Président de la République, présentait ses vœux à la presse.

Préoccupé par la polémique créée par l’article 4 de la loi du 23 février 2005 divisant la classe politique et les Français, il exprimait son attachement au respect de l’Histoire de notre pays, affirmant : « Ce n’est pas à la loi d’écrire l’Histoire ».

Nous avons approuvé sans réserve cette déclaration en précisant que cette écriture ne peut faire également l’objet d’un décret tronquant la vérité et méprisant les femmes et les hommes qui ont porté dignement les couleurs de la France et dont le destin individuel s’est effacé devant celui de la Nation.

Nous apportons notre soutien à la motion adoptée à l’unanimité par le Comité National de l’Association des Professeurs d’Histoire et Géographie réuni à Paris le 22 mai 2005.

L’Histoire est une science humaine. Laissons les historiens travailler. Sereinement et sans exclusive, ils sauront appréhender tous les aspects positifs et négatifs de l’histoire coloniale de notre pays.

Nous récusons toute Histoire « officielle » à même de falsifier la vérité par occultation ou omission de certains faits historiques, tout particulièrement en arrachant des éphémérides la date du Cessez-le-Feu proclamé en Algérie le 19 mars 1962, voulu et approuvé par l’immense majorité des Français.

Pour le respect de l’histoire et de la mémoire de ceux qui sont morts dans ses pages, un pays démocratique se doit de rendre hommage aux victimes civiles et militaires d’un conflit au jour anniversaire de la fin de celui-ci.

Le gouvernement a donc pour devoir d’institutionnaliser la date du 19 mars comme Journée Nationale du Souvenir et du Recueillement à la mémoire des victimes de la Guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie.

En créant la commission G.A.J.E (Guerre, Algérie, Jeunesse, Enseignement) en 1981, la FNACA s’est donnée pour mission de sensibiliser les jeunes générations et les accompagner à la construction d’un avenir de compréhension et de fraternité.

Contre l’outrage et le mépris de l’oubli, notre commission G.A.J.E s’efforce de transmettre la mémoire, le savoir, le devoir de vigilance et les valeurs républicaines à la Jeunesse.

Son action est un message de Paix et de Réconciliation qui honore notre Fédération.

 Le Comité national de la FNACA

  RAPPEL

Motion adoptée à l’unanimité par le Comité national de l’Association des Professeurs d’Histoire et de Géographie.

Il appartient aux historiens d’écrire l’Histoire

et aux enseignants de l’enseigner

 

Le Comité national de l’APHG, réuni à Paris, le 22 mai 2005,

 dénonce la dérive actuelle conduisant le Parlement à inscrire dans la loi des dispositions relatives aux contenus précis d’enseignement qui relèvent de textes réglementaires (décrets, arrêtés, circulaires...), comme vient de le rappeler le Conseil constitutionnel à propos de plusieurs articles de la Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’école

 demande en conséquence l’abrogation de l’article 4 de la Loi du 23 février 2005 portant reconnaissance de la Nation et contribution nationale en faveur des Français rapatriés, qui stipule : « Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le caractère positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l’histoire et aux sacrifices des combattants de l’armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit ».

Se fondant sur les déclarations de M. le ministre délégué aux anciens combattants commentant cette loi : « [...] Il est évident que les historiens et les enseignants travaillent et travailleront comme ils l’entendent. Ils ont toujours été libres en France, et on voit mal qui voudrait les contraindre. Prétendre imposer une pensée officielle aux historiens et diffuser une histoire homologuée en classe serait stupide et n’a jusqu’à présent été réalisé sur notre continent que par des régimes totalitaires. Ni le législateur ni le gouvernement n’en ont eu le projet, ni même l’idée. Il appartient aux historiens d’écrire l’histoire et aux enseignants de l’enseigner. [...] »

 l’APHG

 demande que soit mis fin aux pratiques qui consistent à instrumentaliser l’enseignement de l’histoire au service des « devoirs de mémoire »,

 rappelle que les contenus d’enseignement en histoire et en géographie doivent se fonder sur les acquis de la recherche scientifique, pour laquelle l’Université et le CNRS doivent être dotés de moyens suffisants,

 réaffirme que pour exercer, sur ces bases, la liberté pédagogique que leur reconnaît la loi, les professeurs doivent continuer à être recrutés à un haut niveau de compétence scientifique et bénéficier d’une formation continue universitaire de qualité.

 

Montréjeau
 Les anciens combattants d'Algérie reprennent du service dans les collèges

 

 

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