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A propos du putsch d’Alger en 1961 et de sa commémoration à Nice en 2011

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Des associations nostalgériques comme « Non au 19 mars 1962 » et le Cercle Algérianiste, plus d’obscures associations d’anciens combattants, se sont regroupées en un « comité d’action patriotique » pour organiser le 23 avril dernier à Nice une commémoration du putsch d’Alger de 1961 (sur le putsch, voir l’article de Alain Ruscio, historien membre de l’ANPNPA : Alain Ruscio Putsch). Cette commémoration annonçait franchement la couleur avec un dépôt de gerbe devant une stèle à l’effigie du tueur OAS Degueldre, suivi, pour que les choses soient bien claires, par une table ronde animée par un ramassis d’ex-OAS : G. Anglade (celui-là même qui avec Degueldre était du commando OAS qui assassina en mars 62 six inspecteurs de l’Education nationale, dont Max Marchand, Mouloud Feraoun et Salah Ould Aoudia), P. Descaves (un des fondateurs de l’OAS en France), R. Holeindre , JC Pérez (adjoint de Salan).

Dès cette annonce, la section niçoise de la Ligue des Droits de l‘Homme, en accord et en commun avec l’ANPROMEVO, les amis de Max Marchand de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons, l’ANPNPA et plusieurs autres organisations, a pris les initiatives suivantes : lettres ouvertes envoyées le 10 avril au préfet des Alpes Maritimes et au maire de Nice demandant l’interdiction d’une telle commémoration (Lettre au prefet-Lettre au maire-) ; conférence/débat le 20 avril sur le putsch, sa nature et ses conséquences (voir sur le site LDH Toulon, et : CR du 20 avril) ; enfin, rassemblement de protestation le 22 avril (voir article Nice matin: Nice matin). Conséquence de la mobilisation, le débat du 20 avril ayant réuni plus de 100 personnes et recueilli le soutien d’une vingtaine d’organisations républicaines (CR du 20 avril), plutôt que simple coïncidence ou conséquence d’un retard dans l’acheminement du courrier, les réponses du préfet et du maire parviennent le 22 à la LDH annonçant que le rassemblement des ex-OAS le 23 était illégal et ne se tiendrait pas (Réponse du maire-Réponse du prefet).

La suite révèle la duplicité, le mensonge complice des autorités municipales et préfectorales de Nice: le maire Christian Estrosi annonce la fermeture du jardin public où se trouve la stèle, mais le fait rouvrir au dernier moment ; le préfet annonce le caractère illégal du rassemblement, mais ne fait rien pour l’empêcher. En l’absence de contre-manifestation de notre part, le rassemblement s’est donc tenu (communiqué de la LDH, Communiqué LDH).

Que retenir? La réactivité de la LDH, et de sa section niçoise, a permis une véritable mobilisation des forces démocratiques (plus de 20 organisations, syndicats, partis politiques de gauche et associations citoyennes). Ce front républicain, constitué à Nice par des niçois, se bat et se battra pour refuser que cette ville apparaisse comme un sanctuaire où puisse être célébrée sans contestation l’apologie des pages les plus sombres du passé colonial de la France. Ceci prend tout son sens dans la perspective du cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie, et, à Nice comme ailleurs, l’ANPNPA entend y tenir toute sa place.

 http://www.anpnpa.org/?p=480

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