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Comme il y a 50 ans... nous aussi n'avons pas changé... quoiqu'il arrive, nous défendrons notre République Française. Bien sûr ce n'est plus en refusant de suivre des putschistes, puis l'OAS, cette organisation terroriste et criminelle, mais c'est en s'opposant par tous les moyens légaux à tous ces extrémistes qui colportent des idées racistes et xénophobes.   

 

Le 19 mars 2012 … Cela fera 50 ans que le " Cessez-le-feu " a été promulgué. Il mettait fin à de longues années de combats en Algérie, Maroc et Tunisie.

19 mars 1962, date historique puisqu'elle résultait des accords entre le Gouvernement français et le GPRA (Gouvernement provisoire de la république algérienne) signé le 18 mars à Evian. Accords aboutis après de longs pourparlers entre les représentants des deux camps.
(Ces accords ont été approuvés le 8 avril 1962 par 90,6 % de suffrages).

Pour nous, il n'y a aucun doute, cette date est la seule qui puisse être reconnue comme officielle.

Et elle est officielle !… Le 19 mars à midi, le général Ailleret, commandant militaire des forces en AFN, publiait l'ordre du jour n° 11 qui ordonnait aux troupes de cesser les combats et de rester dans leurs cantonnements.

Voici le texte de ce message :

ORDRE DU JOUR N° 11 - A TOUTES LES FORCES DE L'ORDRE


Le cessez-le-feu qui vient d'intervenir met fin à plus de sept années de combats au cours desquelles notre armée avait la mission de s'opposer aux actes de force d'un adversaire souvent exalté mais toujours courageux.

Elle a combattu les bandes armées des djebels. Elle les a réduites à de petits groupes acculés à la défensive. Elle a tenu à distance les forces rebelles de l'extérieur. Elle a étouffé la menace d'une guérilla généralisée. Ainsi ont été assurées les conditions militaires nécessaires à la solution d'un très grave problème politique. La mission est donc remplie.

L'Armée peut être fière des succès remportés par ses armes, de la vaillance et du sens du devoir déployés par ses soldats, réguliers et supplétifs, de son œuvre d'aide aux populations si durement éprouvées par les événements.

Son rôle, ici n'est pas terminé. Elle doit, par sa présence et, si cela est nécessaire par son action, contribuer à empêcher que le désordre l'emporte quels que soient ceux qui tenteraient de le déchaîner de nouveau.

Aujourd'hui comme hier dans la paix comme dans les combats, l'Armée française reste fidèle à la tradition du Devoir.


Ce document est clair !… Pourtant, certains ne reconnaissent pas cette date et considèrent que ce n'est pas la fin de la guerre parce qu'il y a eu des exactions, des combats après cette date faisant de nombreux morts chez les militaires et les civils. Nous ne le contestons pas, encore faut-il regarder de près d'où venaient les coups, les attaques et par qui elles étaient orchestrées.

Nous les appelés du contingent nous ne sommes pas responsables des multiples assassinats de l’OAS, organisation terroriste et criminelle ainsi que sa politique de la terre brûlée jusqu’à fin juin 1962.

En revanche les militaires appelés sont restés dans leurs cantonnements et avaient bien compris qu'enfin ils allaient pouvoir rentrer chez eux et retrouver leurs familles. Enfin oublier la guerre…

Avec la date du 19 mars, nous ne faisons que commémorer un anniversaire en rendant hommage à nos camarades qui eux ne sont pas revenus…
Nous commémorons bien le " 11 novembre 1918 "… mais qui peut dire qu'après le son du clairon sonnant l'" Armistice ", il n'y a eu ni combats ni morts ?

Le 19 mars a été proposé par le général de Gaulle comme date de commémoration et plébiscité par un vote. Pour autant, les nostalgiques, eux, ne désarment pas !
Petite histoire d'un 5 décembre. Des années plus tard, les Anciens combattants d'AFN ont souhaité que soit érigé un mémorial national exclusivement réservé aux militaires ayant combattu en AFN et qui, là-bas, sont morts pour la France. Ce mémorial a été érigé quai Branly à Paris et ne devait comporter que les noms des militaires morts pendants les opérations entre 1954 et 1962 ainsi que les représentants des forces de l'ordre : il s’agit de civils, qui ont pu, pour un certain nombre d’entre eux - non négligeable, quoiqu’insuffisant -, être honorés par l’inscription de la mention Mort pour la France sur leur acte de décès !. Trois colonnes, une bleue, une blanche, une rouge, où les noms défilent, dans l'ordre alphabétique, sur les colonnes de gauche/bleu et de droite/rouge.

Ce monument a été inauguré par le Président de la République d'alors, Jacques Chirac, un 5 décembre ! Rien d'anormal jusque là… sauf que celui-ci en a profité pour décider par décret que cette date serait la date officielle pour rendre hommage aux Morts pour la France en AFN.
Hasard du calendrier ou de son agenda ? où nostalgie, en effet c'est le 5 décembre 1976 que Jacques Chirac organise un grand congrès à Paris où plus de 60 000 personnes se réunissent pour assister à la création du RPR.

Toujours est-il que des associations, comme l'UNCAFN font une cérémonie cette journée là, puisqu'elle est déclarée " officielle ", avec, heureusement, chaque année une participation moins nombreuse, semble-t-il !
Et pire encore, Monsieur Hubert Falco, ancien secrétaire d'Etat aux anciens combattants auprès du Ministre des Armées, a donné les autorisations pour que les noms des victimes civiles lors de la manifestation de la rue d'Isly à Alger soient inscrits sur la colonne blanche du milieu.

Il faut savoir qu'il existe à Paris, sur la Butte du Chapeau Rouge, un Mémorial national en hommage aux victimes civiles de la guerre d'Algérie inauguré, également par Jacques Chirac, le 11 novembre 1996.

Nous devons profiter de cette année, avant le 19 mars 2012, cinquantième du nom, pour appuyer nos revendications, principalement l'"officialisation du 19 mars 1962", seule date officielle du cessez-le-feu et de commémoration de la fin de la guerre d'Algérie, et également la suppression des noms qui défilent sur la colonne centrale du Mémorial du Quai Branly.

C'est notre devoir de Mémoire pour tous les camarades tombés aux cours des combats d'AFN, dans cette guerre qu'ils n'avaient pas choisie. C'est aussi notre devoir de laisser à nos jeunes un message clair sur ces moments douloureux.

C'est maintenant qu'il faut encore agir parce que dans quelques années, l'âge avançant, nous ne serons plus nombreux pour nous battre !

           Le 5 décembre, c’est quoi ?

                         1962-2002

Quarante ans séparent la fin de la guerre en Algérie de l’inauguration, le 5 décembre 2002, par le président de la République, Jacques Chirac, du Mémorial National, Quai Branly à Paris, rendant hommage à tous les morts des conflits en Algérie, Maroc et Tunisie. Les anciens d’AFN auront attendu plus de quarante ans avant que soit érigé un monument immortalisant le sacrifice de leurs camarades et c’est seulement trois ans avant, en juin 1999, que la proposition de loi instituant officiellement le terme de « guerre » fut adoptée, à l’unanimité, par les députés.

Sur décision gouvernementale, cette date du 5 décembre, devient en 2003, date de commémoration des victimes en AFN, sans aucune signification historique, à laquelle la FNACA décide immédiatement de ne pas s’associer.

Seule la date du 19 mars 1962 figurera dans les livres d'histoire de nos petits et arrière-petits-enfants, alors que la date d'inauguration du Mémorial ne fera l'objet d'aucun rappel. Pourquoi pas la date d'inauguration de l'Arc de Triomphe ou celle des Invalides... ? ou celle de la Fête de Jeanne d'Arc, ça fera plaisir aux nostalgiques extrémistes. 

Nous comprenons que d’autres associations d’Anciens Combattants aient opté pour cette date, attendu qu’avant 2003, ils oubliaient purement et simplement de rendre hommage aux 25.300 soldats morts pour la France dont les noms défilent en permanence sur l’écran électronique du Mémorial. Elles se sont toujours refusées de s’associer à nous le 19 mars, sous prétexte que nous fêtions une défaite, qu’il y avait eu des morts après le 19 mars 1962, (eh oui ! les actes de terrorisme de l’OAS… qui obligèrent les extrémistes algériens à se venger)

La FNACA est un ensemble d'appelés et rappelés de toutes convictions politiques ou religieuses. Que l'on soit de droite ou de gauche, la date du 19 mars restera pour toujours la date à laquelle la France et le FLN ont décidé de "cessez le feu" et rien ne pourra la changer.

Il est également mis en avant le sort des Harkis. Mais en quoi cela concernerait-il les appelés que nous étions ? Le gouvernement d’alors a pris ses responsabilités, (même s'il a commis l'erreur de ne pas les rapatrier en France) et, d'autre part, en maintenant le contingent dans ses cantonnements après le cessez-le-feu.

Pour ce dernier, c’était la fin de la guerre et seule la date anniversaire du cessez-le-feu officiel du 19 mars 1962 est susceptible de convenir pour une journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes. Pour celui qui a entendu siffler les balles et vu ses copains tomber, un "cessez-le-feu" n'est pas une défaite mais au contraire une victoire sur l'imbécilité humaine et la certitude d'en sortir vivant.

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