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Guerre d'Algérie, commémorer une date historique

Plébiscitée, la date du 19 mars fait l'objet d'une proposition de loi en attente au Sénat.

par Guy Darmanin président national de la FNACA

 

Le dimanche 18 mars 1962, les accords étaient signés à Évian entre le gouvernement français et le FLN, mettant fin à dix années de guerre en Algérie et aux combats  du Maroc et de Tunisie. Le lendemain, lundi 19 Mars 1962 à 12 heures, le cessez-le-feu était proclamé par le général Ailleret, commandant en chef des forces françaises stationnées sur tout le territoire Algérien. Journée historique, marquant le cessez-le-feu officiel de la guerre d’Algérie, approuvé par 90,80 % des Françaises et des Français à l’occasion du référendum à l’initiative du général de Gaulle le 8 avril 1962.
Depuis 1963, sans prendre de position collective sur le déroulement de cette guerre ou de son dénouement, la
Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, au Maroc et en Tunisie (FNACA), a pris la décision de choisir la date anniversaire de l’unique cessez-le-feu pour le réserver exclusivement au souvenir des 30 000 militaires français morts pour la plupart au printemps de leur vie, au souvenir des victimes civiles de cette guerre et de ces conflits.
Cette commémoration obtient le consensus de nos concitoyens qui se manifeste par la prise de position des élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux et par les différents sondages réalisés par l’IFOP.
Les 347 934 anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie toujours rassemblés au sein de la seule association spécifique, et leurs familles, entendent faire respecter ce consensus, respecter donc la volonté de la grande majorité des Français qui se manifeste par :
- 20 756 communes (actuellement) sur 36 678 communes ont adopté un vœu en faveur de la commémoration du cessez-le-feu en Algérie, le 19 Mars 1962.
- 54 Conseils Généraux ont adopté un vœu dans le même sens.
- 11 Conseils Régionaux (Midi-Pyrénées, Aquitaine, Centre, Bretagne, Bourgogne, Rhône-Alpes, Limousin, Poitou-Charentes, Île-de-France, Auvergne, Champagne-Ardenne).
- 58% des députés ont adopté la proposition de loi (texte adopté numéro 762) délibéré en séance publique à Paris le 22 janvier 2002 relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Cette proposition de loi comprend deux articles.
Article 1er
« La République française institue une journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. »
Article 2
« Cette journée, ni fériée, ni chômée, est fixée au 19 mars, jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie. »
517 votants, 482 suffrages exprimés, majorité absolue 242. Pour l’adoption 278, contre 204. L’Assemblée nationale a adopté.
Transmise par le président de l’Assemblée nationale Raymond Forni, au président du Sénat, cette proposition de loi est toujours en attente au Sénat et ne demande qu’à «revivre» pour être débattue et votée, puis enfin promulguée.
Les différents sondages réalisés par l’institut de sondage « IFOP » dont le dernier en date du mois de janvier dernier dans lequel nous pouvons constater que 84 % personnes interrogées considèrent que la date du 19 mars, par référence au 19 mars 1962, cessez-le-feu officiel de la guerre d’Algérie est la date qui convient le mieux contre 13 % pour le 5 décembre par référence au 5 décembre 2002, date de l’inauguration du mémorial national par le président de la République Jacques Chirac. 3% ne se prononçant pas.
D’autre part, 4 864 lieux de mémoire portent dans les villes et villages, l’appellation de : « 19 mars 1962. Cessez le feu de la guerre d’Algérie »

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RAPPEL HISTORIQUE

Communiqué de la FNACA  - 16 février 2002

Le Bureau National de la FNACA, réuni à Paris le 16 février 2002, se félicite de l’adoption par l’Assemblée nationale, le 22 janvier, d’une proposition de loi tendant à faire du 19 mars une journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes militaires et civiles de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Il salue tout particulièrement les députés de toutes tendances, qui sont allés au bout de leurs convictions en dépit des pressions inadmissibles qu’ils ont subies et remercie le Président de l’Assemblée nationale, M. Raymond Forni, qui a immédiatement transmis le texte au Sénat.

Il regrette cependant que le calendrier politique actuel ne permette plus d’envisager que le débat aille à son terme avant la fin de cette législature, la majorité et le gouvernement ayant beaucoup trop tardé à accepter son inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée.

Le Bureau national condamne fermement l’attitude de quelques associations et celle de députés se réclamant encore du " gaullisme ", qui ont cru devoir faire chorus avec les thèses des nostalgiques de l’OAS, organisation subversive qui porte une grande part de responsabilité dans les troubles sanglants qui ont suivi le cessez-le-feu officiel du 19 mars 1962

La FNACA se réjouit des résultats d’un sondage effectué par l’I.F.O.P. pour le journal " l’Ancien d’Algérie " les 7 et 8 février 2002 auprès d’un échantillon représentatif de 981 personnes, confirmant que 69 % des Français approuvent le vote de l’Assemblée nationale en faveur de l’officialisation du 19 mars comme journée de recueillement.

Le Pays tout entier pourra constater, mardi 19 mars prochain, l’attachement de l’immense majorité des anciens combattants en Afrique du Nord à leur journée commémorative à l’occasion des milliers de cérémonies qui marqueront le 40ème anniversaire du " cessez-le-feu " du 19 mars 1962, seule date historique qui convienne pour un hommage à la mémoire des 30 000 soldats " morts pour la France " et à celle des victimes civiles.

Ainsi qu’en ont exprimé le souhait 88 % des Français, le Président de la République, le Premier ministre, les plus hautes autorités civiles et militaires, doivent absolument s’associer en personne à cet instant d’hommage solennel auquel ont droit tous ceux qui sont morts au service de la France !

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TEXTE ADOPTÉ n° 762

« Petite loi »

ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

ONZIÈME LÉGISLATURE

SESSION ORDINAIRE DE 2001-2002

22 janvier 2002

PROPOSITION DE LOI

ADOPTÉE PAR L'ASSEMBLÉE NATIONALE
EN PREMIÈRE LECTURE,

relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

L'Assemblée nationale a adopté la proposition de loi dont la teneur suit :

Voir les numéros : 2286, 3064, 3450 et 3527.

Cérémonies publiques et fêtes légales.

Article 1er

La République française institue une journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

Article 2

Cette journée, ni fériée ni chômée, est fixée au 19 mars, jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie.

Délibéré en séance publique, à Paris, le 22 janvier 2002.

Le Président,

Signé : Raymond FORNI.

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