Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

photo-2593465-M

Avant de vous faire lire ce qu’écrivent les héritiers de l’OAS, rappelons-nous la position de notre Fédération concernant le Mémorial national de la guerre d’Algérie :

 

La FNACA réitère son exigence de ne voir figurer sur le Mémorial national de la guerre d'Algérie du quai Branly que les noms des seuls militaires et supplétifs morts pour la France en Algérie, Maroc et Tunisie.

Corbeau-anime

LE MEMORIAL  NATIONAL

                              OUVERT AUX FLN ET LEURS COMPLICES

La décision de Mr Hubert Falco concernant le mémorial national de la Guerre d'Algérie et des combats de la Tunisie et du Maroc est tombée dans une circulaire du 5 octobre 2010 au Bulletin Officiel des Armées.

 

 

 

La dédicace du mémorial est complétée en ce sens. La colonne centrale accueille, sur demande des familles ou d'associations représentatives, les noms de victimes civiles françaises, quelle que soit la partie au conflit responsable de leur mort, dès lors qu'il s'agit de victimes innocentes et non de personnes ayant participé à un mouvement armé.
Les colonnes latérales restent dédiées aux Morts pour la France, militaires comme civils.

 

 

 

Il me semble que cette nouvelle circonlocution du Secrétaire d'Etat H. Falco conforte le RNFAA dans sa revendication princeps.

Car, ouvrir le mémorial à toutes les victimes quelles qu'elles soient, à condition qu'elles soient "innocentes" et n'ayant pas participé au conflit sous les armes, c'est mettre dans le même sac, le FLN, auteur d'exactions anti françaises durant 8 ans, et l'OAS et ses actions pro-françaises durant 11 mois.

Par exemple, le militant MNA anti français massacré par le FLN est mis au même niveau que l'agriculteur français, fidèle au drapeau, égorgé dans sa ferme.

Avec H. Falco, tout le monde devient bon et gentil, « innocent », sauf les méchants qui avaient une arme dans la main, qu'ils soient pro-français ou anti, alors que, rappelons le, il s'agit d'une guerre officielle, reconnue, mais où le FLN n'est pas désigné comme l'ennemi, car il faut le ménager.

Pourquoi, avec ce type de raisonnement, ne pas condamner aussi les soldats Français tombés au combat, puisqu'ils avaient une arme à la main ? Après tout ils n'avaient qu'à être insoumis, comme ceux qu'on glorifie à longueur d'émissions TV, pour avoir refusé de combattre contre des "résistants".

Pourquoi ne pas le pousser au bout, puisqu'un Ambassadeur de France à Alger, un 14 Juillet 2008, face à un parterre d'anciens fellouzes, a déclaré que les soldats « Morts pour la France » ont « versé leur sang pour une cause qui n'était pas la leur » ? La défense de 15 départements français et de leurs ressortissants français à part entière n'était donc pas fondée et en somme illégale.

 

On voit bien que la confusion mentale de nos dirigeants persiste. Le même Ambassadeur nous évoque : le sang que des milliers d'Algériens ont versé pour notre liberté pendant les deux guerres mondiales, le sang de l'injustice versé par tant d'Algériens, pendant la période coloniale. »

 

M. Falco, en renvoyant dos à dos, les acteurs « quelque soit la partie », montre bien que le combat de l'Algérie française, quoiqu'en aient dit les gouvernants successifs, ne concernait pas la France.

 

"Quelle qu'en soit la partie" signifie que la motivation du combat était blanc-bonnet  et bonnet-blanc, et les participants, tombés les armes à la main, sont à mettre dans le même sac, des « excités », des « ultras » ( qu'ils soient FLN et OAS).

Ils n'avaient qu'à pas écouter les promesses de l'Etat français.

D'ailleurs, les "Algériens" n'étaient pas français puisque l'Ambassadeur fait un distinguo entre ceux qui sont morts pour libérer la France et les Européens d'Algérie passés pour profits et pertes (Qu'allaient-ils faire dans cette galère en 14-18 et 39-45 ?).

FSE et FSNA, cette terminologie reconnue et acceptée durant les 8 ans de guerre civile, M. l'Ambassadeur ne la connait pas, au profit du terme "générique" d'Algériens...

Au fait, qu'est ce qu'un "Algérien" avant 1962, et en quoi un Pied noir est-il moins "algérien" qu'un Arabe ?... et un Berbère, est-il plus ou moins "algérien" qu'un Arabe ? Et un Chaouia des Aurès, est-il plus "algérien" qu'un Kabyle ? Et un Juif du M'Zab, descendant de la Kahina et expulsé in extremis en Juillet 1962, est il moins "algérien" qu'un Mozabite expulsé de Tiaret au XIème Siècle?

Ces propos officiels montrent que le pouvoir cherche, à tout prix, à dégager la responsabilité de l'Etat français qui de 1945 à 1962, n'a cessé de dire blanc et de faire noir, de manipuler l'opinion des "Français à part entière", alors qu'il les poussait lentement dehors, car "entièrement à part" ?

« Ce ramassis d'Espagnols, de Maltais, d'Italiens et de repris de justice», tout comme les Français de souche nord africaine, fidèles jusqu'au bout au drapeau bleu blanc rouge, sont l'œil qui était dans la tombe et regardait Caïn.

Dans ces conditions, nous devons rétorquer à M. Falco :

"Tant que vous refuserez de reconnaître l'incurie, la tromperie et les forfaitures des gouvernements légaux et successifs dans les drames de la fin de l'Algérie française et, donc, la responsabilité pleine et entière de l'Etat français, toutes vos propositions seront nulles et non avenues."

Pour ne pas déranger les futurs accords politico financiers que sont en passe de signer l’Algérie et la France, il fallait faire acte de trahison, une fois encore. Trahison qui n’a certainement pas affecté Hubert Falco.

Pour toute solution, il a donc choisi un « fourre-tout », la colonne centrale, blanche du mémorial national, dans lequel seront inscrits, méli-mélo, tous les noms, algériens pro FLN ou français pro Algérie française, de ceux qui ont perdu la vie dans le combat que nous ont livré, ces terroristes, pendant 8 ans. Qu'ils aient été les égorgeurs ou les victimes innocentes de ceux-là.

Pour se sortir, d’une pirouette, de ce guêpier franco-algérien, par sa décision, Hubert Falco a commis l’irréparable erreur,  de ne pas nous considérer comme des français à part entière, morts pour la France, en fervents patriotes.

Pire. Il nous assimile à ces terroristes, desquels nous devrons partager l’espace imparti, sur une colonne illusoire d’un mémorial national qui n’a plus raison d’être.

 

 

 

 

 

 

Tag(s) : #Associations
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :