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Perpignan. Les associations Algérie Française rejointes par le FN, se sont vu interdir leur rassemblement devant la stèle OAS du cimetière du Haut-Vernet. La réplique annoncée par le collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée » aura été décisive.

Jeudi 7 juin dès 9 h, quatre fourgons de la police nationale étaient stationnés à proximité de l'entrée du cimetière nord de Perpignan.

Sur les grilles était apposé un arrêté du maire de Perpignan stipulant la fermeture du cimetière. Pour justifier cette décision, Jean-Marc Pujol, y évoquait « la sensibilité du contexte local et la détermination des protagonistes... Le risque sérieux et grave (de tout rassemblement à l'intérieur comme à l'extérieur du cimetière) de troubles à l'ordre public ». Un risque qui est précisément rappelé par le collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée », dans sa lettre au Préfet datée du 21 mai. Extrêmement utile aussi dans l'arrêté du maire, la référence au fait que : « un cimetière municipal est un lieu public... que la paix civile doit y être préservée par respect des défunts qui y reposent ».

Autant d'arguments que le collectif ne cesse de servir au premier édile de la ville afin qu'il fasse débarrasser le cimetière de la stèle OAS. Et puisqu'il en conteste cette appellation, qu'il décide de la faire déplacer dans un lieu non municipal. Ce faisant, il aura tout loisir de répondre aux invitations de l'Adimad (les anciens de l'OAS), du Cercle Algérianiste et pourquoi pas du FN, pour rendre un hommage privé, sans tambour ni trompette, aux chefs OAS dont les noms sont inscrits sur ce cénotaphe.

Mais pour ce 7 juin 2012, il aura fallu que le collectif menace une nouvelle fois d'organiser une contre-manifestation pour que, dans un premier temps, le Préfet interdise tout rassemblement aux abords du cimetière et que, dans un deuxième temps, le maire se voie contraint d'en interdire l'accès.

Le préfet avait pris soin de communiquer son arrêté aux protagonistes, mais cela n'a pas empêché que vers 11h, une soixantaine de factieux décatis insistent pour passer outre à cette interdiction.

Mais, quand bien même les idées d'extrême droite font partout de terribles ravages, le bon vieux temps des colonies où ce type d'individus pouvait tout se permettre, n'a plus cours. Ils ont dû se contenter d'entonner le chant des africains et d'invectiver les forces de police.

Un dernier détail : ni le maire de la ville, ni son adjointe, Madame Simon-Nicaise, personnage influent du Cercle Algérianiste, n'étaient parmi ces ultras de l'Algérie Française. Parions que l'envie ne leur en avait pas manqué.

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À titre de rappel d'une récente initiative du collectif Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée 

LIGUE DES DROITS DE L’HOMME – SECTION DE PERPIGNAN

[ http://www.ldh-france.org/section/perpignan/?p=1065 ]

 

JEUDI 29 MARS : NON À LA STÈLE OAS

DU CIMETIÈRE DU HAUT-VERNET

 

Appel. À l’occasion du conseil municipal de Perpignan du jeudi 29 mars, le collectif « Pour une histoire franco-algérienne non falsifiée » donne rendez-vous à tous les démocrates dès 16 h sur la place de la Loge, devant la mairie de Perpignan.

 

Le collectif organise une dénonciation « théâtralisée » de la stèle, entre 16 et 17h, avant d’inviter à se rendre dans l’espace réservé au public pour exiger que le cimetière du haut-Vernet soit enfin débarrassé du cénotaphe OAS qui trône en son centre depuis juillet 2003. Cette stèle porte l’inscription « Aux fusillés, aux combattants tombés pour que vive l’Algérie française ». Sur le pourtour du socle sont gravés en petits caractères, 100 noms de membres de l’OAS, morts dans diverses circonstances et de façon très visible, les noms de leurs chefs: Bastien-Thiry, Degueldre, Dovecar, Piegts.

Il faut donc, une sacrée dose d’inconscience ou d’obédience à la cause de l’Algérie française pour que les trois édiles: J-P Alduy, J-M Pujol, S. Simon-Nicaise s’obstinent, encore aujourd’hui, à affirmer que : « il n’y a aucune stèle à la gloire de l’OAS à Perpignan ».

Or, comme l’a déclaré le Conseil d’Etat dans son arrêt du 11 novembre 2011 à propos de la stèle jumelle érigée dans le cimetière de Marignane, cette stèle ne constitue pas « un simple monument commémoratif à la mémoire de personnes défuntes mais manifeste une prise de position politique et procède à l’apologie de faits criminels».

Et, il ajoutait que : «en délivrant cette autorisation, le maire (de Marignane) a autorisé l’occupation du domaine public communal pour un usage qui, d’une part, n’était pas compatible avec la destination normale d’un cimetière et, d’autre part, était de nature à entraîner des troubles à l’ordre public».

Le Conseil d’Etat confirme ce que de très nombreuses organisations du département n’ont cessé de clamer: «un cimetière est un lieu public où une stèle à la gloire de l’OAS n’a pas sa place, un lieu dont la sérénité devrait être préservée par respect des défunts qui y reposent et de leurs familles».

Tag(s) : #Associations
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