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 http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2013/03/17/journee-du-19-mars-1962-les-hostilites-se-poursuivent

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Le 19 mars 2012 avait été marqué par la commémoration des 50 ans du cessez-le-feu en Algérie. Photo archives P. Bruchot

Le choix de la date, pour les anciens combattants, a une grande importance. Entre le 19 mars et le 5 décembre, les amabilités se poursuivent. Pourquoi ? Explications.

Il y a un peu plus d’un an, après de nombreux débats dans le monde politique et associatif, la loi du 6 décembre 2012, relative à « la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc », était finalement adoptée.

Les arguments de ceux qui refusent

La date du 19 mars 1962, qui renvoie à l’application de l’accord de cessez-le-feu, signé à Evian la veille, entre la France et les représentants du gouvernement provisoire algérien, est encore difficile à accepter pour certains, notamment le Cercle algérianiste et l’Union nationale des combattants (UNC), qui préfèrent la date du 5 décembre, instituée en décembre 2002 par Jacques Chirac, alors président de la République.

« Nous sommes contre la cérémonie du 19 mars car nous ne pouvons pas accepter que cette date soit retenue comme étant celle marquant la fin de la guerre d’Algérie », déclare Annie Bouhier, la présidente du Cercle algérianiste de Dijon. « En effet, entre le 19 mars et le 1er novembre 1962, plus de 100000 Français musulmans et environ 2000 à 3000 pieds noirs ont été enlevés, torturés ou assassinés », poursuit Annie Bouhier. « Ces morts, nous ne pouvons pas les oublier », dit-elle. Pour cette dernière, le 5 décembre représente une date « très importante » qui doit être honorée. « C’est la mémoire de tous ceux qui ont fait leur devoir en Algérie, ceux qui ont vécu là-bas et ceux qui y ont laissé leur vie », estime-t-elle.

Les raisons de ceux qui approuvent

De leur côté, la Fédération nationale des anciens combattants d’Afrique du Nord (FNACA), l’Association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre (ARAC) ou encore l’Association nationale des cheminots anciens combattants victimes et veuves de guerre (ANCAC), sont favorables à la date du 19 mars. « Pour nous, cette journée représente la régularisation de 50 ans d’amnésie », juge Jean Lecrigny, le président de la FNACA en Côte-d’Or. Pour lui, « il n’y a qu’une date qui compte, c’est le 19 mars ». « C’est le jour de l’application du cessez-le-feu sur l’ensemble du territoire algérien. » Jean Lecrigny reconnaît malgré tout qu’« il y a eu des morts après ». Pour lui, ces décès sont « majoritairement dus à l’Organisation armée secrète (OAS), qui a fait de nombreux attentats, y compris sur les soldats du contingent. Ce n’est donc pas dû, majoritairement, aux anciens combattants du Front de libération nationale (FLN). »

En revanche, Jean Lécrigny « ne comprend pas » que le 19 mars ait été reconnu et que le 5 décembre ait été maintenu.

  

http://www.bienpublic.com/region-dijonnaise/2013/03/15/les-membres-de-la-federation-nationale-des-anciens-combattants-en-algerie-maroc-et-tunisie-du

Is-sur-Tille (Bourgogne) :

des collégiens à l’expo FNACA

Le 18 octobre 1999, la guerre d’Algérie (1954-1962) est officiellement reconnue. Le 8 novembre 2012, la date du 19 mars devient la Journée nationale du souvenir, en mémoire des victimes.

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La commémoration du cessez-le-feu en Algérie étant proche (19 mars), la FNACA a inauguré, à l’espace culturel Carnot une exposition sur cette période dramatique de l’Histoire de France, composée de 36 panneaux (historiques et thématiques).

Un Issois, Jean-Pierre Saucy, y a trouvé la mort et son frère Michel était présent lors de cette inauguration. Jacques Grelet, premier adjoint, ancien appelé en Algérie a présenté la soirée.

Dans le cadre de leur programme d’histoire, les élèves de 3e du collège Paul-Fort ont été conviés pour la circonstance. Jean Lecrigny, président départemental et ­vice-président national de l’association, leur a brossé un tableau historique de ce conflit.

Des questionnaires à remplir

Les collégiens étaient accompagnés de leur professeur d’histoire-géographie, Mme Poupon, qui a expliqué : « Nous avions le choix entre plusieurs conflits de décolonisation, j’ai trouvé que l’Algérie était bien appropriée car ce conflit a eu des conséquences sur la vie politique, après la naissance de la Ve République, ainsi qu’à Is-sur-Tille où il y a eu un ancien camp de harkis. Les élèves ont donc chacun un questionnaire à remplir que j’ai conçu à partir de l’exposition ».

Jean Lecrigny a expliqué que le but de cette exposition était de faire découvrir les problèmes de la guerre d’Algérie aux jeunes générations. « Nous terminons les 50 ans de la fin de la guerre d’Algérie puisque c’était le 19 mars 1962, les autres dates sont fantaisistes, et cette date du 19 mars a été enfin reconnue officiellement, elle sera commémorée avec toutes les autorités civiles et militaires. Nous attendions ça depuis cinquante ans. »

 

A Pauilhac (Gers)  la FNACA a inauguré

la rue du 19-Mars-1962

   Pauilhac.jpg La rue du 19-Mars-1962 a été inaugurée/Photo DDM S.C.

http://www.ladepeche.fr/article/2013/03/17/1584398-pauilhac-la-fnaca-a-inaugure-la-rue-du-19-mars-1962.html

Le comité de Fleurance-Puycasquier de la FNACA a tenu son assemblée générale le samedi 9 mars, à la salle des fêtes de Pauilhac, en présence de J.-C. Granier, commissaire aux comptes, C. Casteran, trésorier adjoint, J. Rebeil, président du comité cantonal, J. Caperan, président départemental, M. Mattel, conseiller général, et G. Lafon, maire de Pauilhac.

Devant de nombreux adhérents, le point a été fait sur les activités 2012 et celles qui se dérouleront sur l'année 2013 avec, notamment, la journée du 19 mars, à Auch.

Après l'office religieux, les porte-drapeaux, suivis d'une foule immense, ont traversé le village pour l'inauguration de la rue du 19-Mars-1962, date du cessez-le-feu en Algérie. A cette occasion, J. Caperan, président départemental, a exprimé sa satisfaction de voir reconnu le 19 mars par les autorités. Après le dépôt de gerbe au monument aux morts, les adhérents se sont retrouvés autour d'un repas dans la nouvelle salle des fêtes.

  La Dépêche du Midi

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