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Ils sont déçus les héritiers de l’OAS

Ils sont déçus les meneurs nostalgiques du colonialisme car leur «Grande mobilisation générale» hier soir, lundi 20 septembre 2010, à Marseille, a eu d’énormes difficultés de rassembler environ 80 manifestants, c’est quand même bien peu… et si finalement, comme le dit, ce matin, le journaliste de La Provence.com, le film de Rachid Bouchareb "Hors-la-Loi" lançait un dialogue en France ? C'est peut-être ce qui va advenir, au regard des événements d'hier soir devant le "Pathé-Madeleine", qui projetait le film en avant-première.

D'un côté, environ 80 Pieds-Noirs

Le film de Bouchareb commence par la manifestation insurrectionnelle algérienne du 8 mai 1945 et sa terrible répression les jours suivants par l'armée française. Évocation qui, au-delà du film, ravive toutes les douleurs de la guerre d'Algérie qui n'ont jamais été soulagées, et les humiliations après 1962.

Les Pieds-Noirs craignent que le film soit manichéen, les dépeigne comme des "méchants" et les Arabes comme des «gentils».

De l’autre côté

Soudain, de l'autre côté de la rue une dizaine de jeunes, majoritairement issus du nouveau "Parti des indigènes de la République" brandissent des affiches "8 Mai 45 : France Libérée, Algérie assassinée". Huées du côté des Pieds-Noirs. La Police s'est un peu interposée en douceur, entre les deux groupes. 

Les slogans fusent : "FLN assassins, Fellaghas assassins" répondent aux "OAS assassins". Deux blocs de haine ? Pas sûr. Car individuellement, les choses sont différentes.

Ici, un Pied-Noir franchit le cordon de police et commence à discuter avec deux jeunes. Les propos sont vifs mais exempts de violence. Là, c'est un jeune, qui explique à deux vieilles dames la "violence coloniale" que lui a raconté sa grand-mère. Bon. Il ne faut pas rêver: ils ne se comprennent pas. Mais ils commencent à s'écouter.

Ce qu'il est important d'écrire, pour le moment, C'est qu'hier soir, à Marseille, le film "Hors-la-Loi" a débuté à l'horaire précis annoncé et, surtout, sans aucun incident à l'intérieur de la salle.

Hors-la-loi : " se confronter au passé colonial "

 

Jamel Debbouze, Roschdy Zem et Rachid Bouchareb étaient dimanche les invités du journal de 20 heures de TF1 à l'occasion de la sortie mercredi de Hors-la-loi. Interrogés par Claire Chazal, le trio a pu revenir sur la polémique qui a entouré Hors-la-loi lors de sa présentation au dernier Festival de Cannes. Le réalisateur, Rachid Bouchareb estime qu'il est « sain pour la société de pouvoir se confronter au passé colonial » et que le voyage qu'il propose « est intéressant pour tout spectateur, quelle que soit son origine ». Le cinéaste, à qui l'on doit également Indigènes, explique que tout d'abord Hors-la-loi « est un film policier qui raconte la saga d'une famille et l'histoire de trois frères sur 35 ans. C'est tout d'abord du cinéma ».
 
     

Jamel Debbouze affirme, par ailleurs comprendre qu'il y ait une polémique et estime « normal que le sujet qui n'a jamais été abordé au cinéma ouvre certaines plaies ». Pour Roschdy Zem, Hors-la-loi raconte jusque où on peut aller pour une cause : « le film traite de cela essentiellement. Quand on est confronté à une guerre, il y a forcément beaucoup de violence. Quand on défend une cause, c'est aussi peut-être tuer son propre frère ». Et de rappeler que  « les Algériens se sont entretués entre ceux qui étaient pour une Algérie française et ceux qui étaient pour l'Indépendance. »  Il conclut sur le fait que Rachid Bouchareb n'a pas eu envie de faire avec Hors-la-loi un film avec d'un côté les bons algériens contre les méchants français, «c'était une vraie guerre.»

 La manifestation hier soir à Marseille : ils sont déçus les nostalgiques du colonialisme et ils le reconnaissent, voici un commentaire pris sur leur Site Les Petits Echos de l'Echo d'Oran :

  "Chère Nobeline je te félicite pour ton courage.
Mais, comme je le redoutais 100 personnes, c'est peu. Où sont passées les centaines d'associations couscous- merguez? C'est pour cette raison que je ne me suis pas déplacé (250 Km tout de même) car j'ai déjà eu une précédente expérience avec la stèle de Béziers où j'étais le seul présent de toute ma région".

 

 

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