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« UNE MEMOIRE PARTAGEE » écrit :

Il aura fallut attendre 45 ans, avec une loi de 1999, pour que l’on mette un terme à une scandaleuse hypocrisie, pour qu’enfin ce que l’on désigna comme les ‘’opérations’’ en Afrique du nord ou les ‘’évènements d’Algérie’’ prennent l’appellation officielle et légitime de guerre.

Cette guerre aurait très bien pu être évitée si la volonté de négociation l’avait emportée sur l’aveuglement de l’escalade répressive.

Aujourd’hui il est indispensable de faire l’histoire de la guerre d’Algérie.

Ce travail s’impose car cette période continue à peser sur l’inconscient collectif de nos peuples.

Elle s’impose pour toutes les générations : celles qui l’ont vécue comme celles les plus jeunes, qui ne peuvent ignorer les faits et pourtant pressentent le drame.

C’est l’ensemble des citoyens qu’il faut aider à mieux connaître à assumer cette période si terrible de notre histoire et de l’histoire du rapport franco-algérien. C’est un travail à faire sur soi.

Une Mémoire Partagée

 

La FNACA Chalon Sud remercie le Site "UNE MEMOIRE PARTAGEE"

 pour tous ces témoignages 

 

 

truffy-150x150.jpgTémoignage de Michel Truffy (ancien combattant - rapatrié) 

  (Voir les vidéos le concernant à la fin de l'article)

« Je n’avais pas vingt ans ! »

Michel Truffy n’a pas encore vingt ans lorsqu’il est incorporé direct le 1er mars 1961. Arrivé à Alger, il entre à l’Ecole d’Instruction Des Officiers d’Infanterie de Marine avec laquelle il participe à la répression du putsch des généraux « sans avoir le droit de tirer ».

Victime de graves problèmes de santé, il est muté le 1er juillet 1961 dans une unité combattante en grand Kabylie, dans un secteur très dangereux. Là, à 1500 m d’altitude, il finit par se refaire une santé et, profitant d’un poste libre, devient l’officier SAS du secteur, avec sous sa responsabilité 15 000 personnes, deux instituteurs, un infirmier et un garde du corps.

Il administre alors une population civile qui « n’avait pas vu un européen depuis 50 ans». Durant les mois suivants, des écoles sont ouvertes, on reconstruit les maisons détruites une assistance médicale gratuite est proposée.

Une fois le cessez-le-feu déclaré, Michel Truffy n’a « même pas le temps de ranger ses cahiers », son unité doit rejoindre Alger pour maintenir l’ordre et se battre à la fois contre l’OAS et le FLN.

En guise de conclusion, Michel Truffy revient sur sa mission d’officier SAS et livre une anecdote émouvante lorsqu’il raconte sa rencontre par hasard, des années plus tard, d’une infirmière et d’un restaurateur kabyle qui l’avaient reconnu et avaient appris à lire et écrire grâce au SAS dont il s’était occupé…

 

 

 

 

                                                                                                  (A suivre)... 
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