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Préambule

Et certains s'étonnent pourquoi la France ne veut pas demander pardon pour ses crimes dans les anciennes colonies ou du moins admettre l'aspect négatif du colonialisme.

Si le voile se lève sur tout ce qui a été fait durant la période coloniale, bien des Français auront hontes d'être Français... Et les Algériens, avez-vous pensé aux Algériens ? Une population de 40000 civils était exposée à 17 essais nucléaires. Diverses maladies ont porté les anciennes générations et condamnent les futures...

Tout est contaminé par les radiations sur un secteur dont la France refuse de révéler, à ce jour, l'étendue exacte. Les victimes ne pourront réclamer des dommages malgré la récente loi (ils ne rentrent pas dans les "critères"!!)...

La France refuse à ce jour d'assumer ses responsabilités et n'accepte même pas une aide pour décontaminer les lieux...

Il y a 50 ans, une bombe plus forte que celle d'Hiroshima a soulevé Reggane et Tamanghasset dans le Sahara algérien.

Là-bas, la terre sera contaminée pour l'éternité et la population subira, de génération en génération, les plus mortelles des maladies...

S'il n’y avait pas eu de colonialisme français en Algérie, 2/3 de la forêt algérienne existeraient encore et la population serait aujourd'hui 60 millions au lieu de 35...

C'est ça le vrai visage de la France coloniale. Elle est grande la France quand elle donne des leçons aux autres peuples "non-civilisés", mais elle est si petite quand on prend le temps de lire tous les genres de crimes qu'elle a commis, ici et là, dans ce monde...

Reconnaître les crimes commis durant la colonisation rendrait à la France cette image noble que ses savants et penseurs tentent de faire rayonner à travers le monde.

Bluetina

 

20 MINUTES.fr

Les appelés du contingent ont joué les cobayes lors des essais nucléaires en Algérie

 

DEFENSE – Le rapport classé «confidentiel défense» est accablant…

Une partie du secret est levé. Un rapport ressorti par Le Parisien – Aujourd’hui en France lève le voile sur la campagne française d’essais nucléaires dans le Sahara algérien entre 1960 et 1966.

L’existence de manquements aux règles élémentaires de sécurité durant ces opérations et les conséquences dramatiques sur la santé des militaires, malgré les témoignages des vétérans, a toujours été un secret très bien gardé.

Masque anti-poussière

Ce rapport, intitulé «la Genèse de l’organisation et les expérimentations au Sahara», a été rédigé selon le quotidien en 1998, l’année de l’abandon définitif des essais nucléaires. Il avait d'ailleurs été publié en partie à cette époque par l’hebdomadaire Le Nouvel Obs. Il montre que lors des premiers essais atomiques au début des années 1960, la priorité absolue pour les scientifiques et les militaires, était d’obtenir la bombe. Quelles que soient les conséquences humaines.

On apprend par exemple que l’armée a demandé à certains militaires de remplacer leur masque à gaz par un masque anti-poussière. Le rapport est sans appel, selon le Parisien : «les appelés du contingent servaient de cobayes».

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SECRET-DÉFENSE
Quand les appelés du contingent servaient de cobayes
Un rapport confidentiel révèle comment l'armée française a utilisé ses soldats lors des premiers essais atomiques dans le Sahara au début des années 1960.

 

C'est un rapport accablant. 260 pages estampillées « confidentiel défense » que « le Parisien » - « Aujourd'hui en France » s'est procuré et qui éclaire d'un jour radicalement nouveau la campagne française d'essais nucléaires dans le Sahara algérien, entre 1960 et 1966.

« Il s'agit de la seule synthèse existante sur ces tirs connue à l'heure actuelle », avertit Patrice Bouveret, président et cofondateur de l'Observatoire des armements, qui évoque ce document dans le dernier numéro de sa lettre d'information. Intitulé : « la Genèse de l'organisation et les expérimentations au Sahara », ce texte rédigé par un ou des militaires anonymes daterait de 1998, juste après l'abandon définitif des essais par Jacques Chirac. Il y évoque avec emphase « une grande aventure scientifique », tout en jugeant « inopportun d'en extraire une synthèse grand public. »

A sa lecture, on comprend aisément pourquoi, chaque ligne du rapport expliquant comment scientifiques et militaires veulent, à l'époque, obtenir « la bombe », quel que soit le prix à payer, y compris humain.

Gerboise verte, le quatrième et dernier tir dans l'atmosphère, fait ainsi jouer les appelés du contingent à une véritable guerre nucléaire grandeur nature. Souvent, les vétérans se plaignaient d'avoir été des cobayes. C'est désormais une certitude.

 Quant aux « faibles doses » reçues qu'évoque le ministre de la Défense, elles sont à l'origine de maladies irréversibles. « Que dans le contexte de l'époque, on fasse des manoeuvres, on peut en discuter, résume Patrice Bouveret. Mais que tout cela soit fait sans aucune prise en compte sociale ou médicale des hommes, c'est quasi criminel. » Reste que ce rapport ne livre qu'une vérité partielle des essais nucléaires réalisés par la France. En effet, le sous-titre du document indique en première page qu'il s'agit du « tome I ». Existe-t-il d'autres volumes dans les archives du ministère de la Défense ? Hervé Morin dit ne pas en avoir connaissance.

 

 Pour plus d'informations vous pouvez cliquer sur les autres vidéos qui vous sont proposées à la fin de celle que vous venez de voir 

 

 

 



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