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L’ELOGE LA COLONISATION ET LES TENTATIVES

 DE REHABILITATION DE L’OAS

  http://www.reflexiondz.net/La-complicite-de-la-droite-et-de-Sarkozy_a14912.html3532159-5088063.jpg

Qu’à cela ne tienne. Poursuivant leur travail  souterrain, ils ont fini par obtenir la promesse que les noms des soi disant victimes  figureront sur un monument oubliant toutes les opérations meurtrières que l’organisation ne cessait de mener depuis la signature des accords d’Evian, obéissant en cela à son chef, le général Salan se retournant même contre leurs compatriotes  qui traduit toute  l’ironie du sort et de la situation, et pour illustrer ce retournement.

Ces quelques chiffres au hasard devraient faire prendre conscience aux Français qui les soutiennent : le 20 mars, 24 civils morts et 60 blessés par obus de mortier place du Gouvernement ; le 22 mars 18 gendarmes morts et 25 blessés lors de l’attaque d’une patrouille de la gendarmerie mobile près du tunnel des Facultés ; le matin du 23, 6 jeunes appelés du contingent tués et 11 blessés, alors que deux camions militaires entraient dans Bab El-Oued.

Le but de l’OAS, était de faire de ce quartier une base insurrectionnelle. Un ultimatum avait été lancé, deux jours auparavant, interdisant aux forces de police et à l’armée de pénétrer à l’intérieur d’un périmètre précisément désigné.

L’intervention immédiate de l’armée et de la police après la mort des 6 appelés entraînèrent des ripostes à nouveau meurtrières de l’OAS.

Les habitants de Bab El-Oued subirent les conséquences d’une situation créée par les têtes brûlées qui voulaient mettre le pays à feu et à sang.   L’appel à manifester le 26 mars faisait partie de cette stratégie mortifère. Ils ne voulaient pas reconnaître que c’était la fin et que pendant des années, ils se sont laissés bercer par l’illusion, déversée chaque jour dans la presse locale, que l’Algérie deviendrait leur propriété et serait «française».

La nature des opérations militaires en Algérie, la torture exercée par l’armée n’étaient évoquées qu’avec des euphémismes lénifiants. Sans aucun recul devant le caractère outrancier des tracts appelant à manifester, en  chantant La Marseillaise et brandissant des drapeaux tricolores. C’est alors que, d’un balcon de la rue d’Isly où l’OAS avait installé un fusil-mitrailleur, partit une rafale, immédiatement suivie d’autres provenant de points stratégiques et voila que l’armée française venait de tirer sur une foule française. L’OAS engrangera, pour longtemps, le bénéfice de sa politique criminelle, en faisant des morts n’hésitant pas  à jouer dans son combat contre la République française.

L’OAS et la stratégie de détournement des dates
Cependant, rien ne vaut comme la pérennité  de la  douceur  qui accompagne  la variété  des  attitudes   de différentes conceptions  de l'Histoire  dans  le processus  de vérité.

Mais au dénie  dû à toutes les victimes de la guerre d’indépendance de l’Algérie, l’État Français a préféré la mise à l’honneur de celles et ceux qui ont obéi à une organisation terroriste dont l’objectif consistait à faire obstacle, par les armes, à l’application des accords d’Evian, majoritairement approuvés par les Français, cherchant à réhabiliter une organisation qui a  commis des crimes atroces, mais autant vouloir mélanger des sangs mêlés dans le ruisseau tragique dont l’empreinte marquera après plus de cinquante ans le peuple algérien.

Dans ce contexte, le choix du 11 novembre correspond parfaitement à la stratégie de détournement des dates, une caractéristique des revanchards de l'Algérie française, car cette date correspond au jour de l’exécution de Bastien-Thiry le 11  mars et cela prouve qu’il n’y a rien  de plus avilissant  que les propos  tenus à ce propos.   Mais  voilà que  par décret du 26 septembre 2003, jour de commémoration officielle, en lieu et place du 19 mars, date anniversaire des accords d’Evian, dont les associations de pieds-noirs ne veulent entendre parler à aucun prix : cette date serait, selon eux, celle, doublement honteuse, de l’abdication de la France et de leur abandon de  ce qu’ils considèrent leur «mère patrie». Et cela malgré l’opposition de la plus importante association d’anciens combattants, la FNACA (Fédération Nationale des Anciens Combattants d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie), pour qui la seule date ne peut être que le jour de la signature des accords de cessez-le-feu.

Il faut rappeler, à ce propos, que le 22 janvier 2002, c’est précisément le 19 mars qui avait été adopté par l’Assemblée nationale française pour cette commémoration, et cela par 278 voix contre 204. Devant cette faible majorité et le concert organisé de protestations, le gouvernement de Lionel Jospin avait fini par renoncer à présenter le texte au Sénat, car les élections approchaient…

Un gouvernement qui fait dans l’Apologie des crimes
Le gouvernement français venait d’abdiquer   face aux associations de nostalgiques de l’Algérie française et aux pro-OAS. Dix-sept mois après ce décret, la loi du 23 février 2005 viendra par la suite renforcer par son article 2, les «rapatriés d'Afrique du Nord, les personnes disparues et les populations civiles victimes de massacres ou d'exactions commis durant la guerre d'Algérie et après le 19 mars 1962 en violation des accords d'Evian, ainsi que les victimes civiles : «Pour se demander qui sont en fin de compte les vraies victimes».
 Depuis lors, les associations de pieds-noirs,  luttent par tous les moyens contre la date du 19 mars et n’hésitent pas à déboulonner les plaques des rues «du 19 mars 1962» ou à aller troubler les cérémonies organisées ce jour-là par certaines municipalités françaises. Elles entraînent dans ces actions les harkis, qu’elles n’ont cessé d’instrumentaliser.

Aujourd’hui les associations de pieds-noirs se réjouissent de leur double succès, les décisions ministérielles appuyant leurs efforts pour porter au premier plan mémoriel la date du 26 mars et faire abstraction  de celle de la signature des accords d’Evian et selon une tradition établie de longue date, à une messe dans l’église Saint-Nicolas-du-Chardonneret.
Les associations de pieds-noirs extrémistes encouragées par Nicolas Sarkozy et l’extrême droite continuent de crier victoire, aussi les français même se demandent jusqu’où iront-ils et jusqu’où les gouvernements français iront-ils dans ce qu’ils leur accordent ?
Il faut savoir à ce propos que la majorité des pieds-noirs sont concentrés à Toulon Perpignan, Béziers, Marseille , Avignon et autres petites villes de France. Le choix de  Toulon est que cette ville a  pour maire   Hubert Falco et ce depuis 2001, n’a cessé de  glorifier les morts de l’OAS  et qui avait installé un monument à la mémoire de Roger Degueldre un criminel notoire, avant qu’il ne soit détruit partiellement en juin 1980, alors qu’il était  l’un des chefs de cette organisation criminelle .
Toulon est en tête des villes du fait de la concentration des pieds-noirs,  qui "honore" l'Algérie Française et dont le maire est Hubert Falco, ex secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, et qui était le véritable chef  de la mouvance Algérie Française / OAS.  Une série de villes "honorent" aussi les 4 "héros" : ceux condamnés à mort et exécutés pour leur activité dans l’OAS et elles sont plus de 60, en France.

                    A suivre

 

Benyahia Aek

Vendredi 9 Décembre 2011

 

 

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