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De nouveaux noms seront inscrits : telle est la décision d'Hubert Falco

"Encore un pavé dans la marre de la traîtrise tel est le titre d'un article de Pieds Noirs Nostalgiques très en colères".

Voyez ci-dessous pour tout comprendre :

MEMORIAL NATIONAL
DE LA GUERRE D'ALGERIE TUNISIE ET MAROC

ENCORE UN PAVE DANS LA MARE DE LA TRAITRISE

 

 

La dernière en date nous vient de monsieur le secrétaire d’Etat à la Défense et aux anciens combattants.

Dans le Bulletin officiel des Armées du 19 octobre 2010, il publie la circulaire relative à l'hommage rendu par la Nation aux victimes civiles de la guerre d'Algérie ou des combats en Tunisie ou au Maroc.

Il nous avait promis d’inscrire, sur la colonne de droite du Mémorial,les noms des victimes civilesdu 26 mars 1962 à Alger et il l’a fait.

Jusque là, nous avons pu penser, à tort ou à raison, que Monsieur Hubert Falco respectait ses engagements envers la communauté pied noir, principalement varoise, qui le soutient lors des élections départementales.

Mais, dans cette circulaire, il note avec beaucoup de précision, quelles seront les noms des autres victimes qui s’afficheront dans la colonne centrale du dit Mémorial. Et là, force est de reconnaître que toute notre sympathie se refroidit.

Ainsi, si nous lisons bien ce qu’il envisage, les complices civils des assassins de nos pères, de nos frères et de nos sœurs, seront honorés dans le même Mémorial.

Il écrit dans cette circulaire :

" J'ai décidé d'inscrire sur la colonne centrale du mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats de la Tunisie et du Maroc, sur demande, les noms des victimes civiles françaises innocentes de ces conflits…"
"La colonne centrale accueille, sur demande des familles ou d'associations représentatives, les noms de victimes civiles françaises, quelle que soit la partie au conflit responsable de leur mort, dès lors qu'il s'agit de victimes innocentes et non de personnes ayant participé à un mouvement armé. "

Ainsi, tous les complices du FLN et du Parti communiste, tombés pendant cette guerre d’Algérie, verront leurs noms s’afficher sur ce Mémorial.

De ce fait, lorsque nous viendrons nous recueillir, le 5 décembre de chaque année, pour honorer la mémoire des nôtres tombés sous les balles des CRS, gendarmes mobiles ou victime des égorgeurs du FLN, trouverons-nous, à nos côtés, des familles d’assassins qui viendront se recueillir pour honorer les victimes civiles de l’Armée française.

Voilà qui confirme la collusion de l’Etat français et l’Etat algérien.

Par cet acte de traitrise, le président Sarkozy, si désireux de plaire à Bouteflika, se vend à l’Algérie, de la même manière que le fît son mentor, en 1962 et n’hésite pas à se parjurer en nous condamnant, une seconde fois, sur l’autel des désidératas des dirigeants FLN algériens.

Nous n’accepterons pas le prétexte fallacieux de l’adjectif « français » accordé au mot « victime ». Nous savons tous, qu’en Algérie, les arabes avaient, pour qui le demandait, la nationalité française.

Quant aux français de souche européenne (FDSE) qui ont été victimes de l’Armée française ou de l’OAS, nous savons qu’ils étaient les complices des terroristes qui ont tué, égorgé, violé, torturé nos civils disparus. Très souvent, même, ils ont armé leurs bras pour tuer des innocents.

Comment pourrions-nous accepter que le FLN soit honoré au Quai Branly ?

En acceptant ce compromis, le gouvernement humilie l’armée française qui s’est battue, pendant sept années, contre ces terroristes et il reconnait le droit au FLN d’avoir livré le pays à une guerre sans merci sur tout le territoire français.

Hubert Falco vient de le confirmer dans le bulletin officiel des Armées du 19 octobre 2010.

 

 

BULLETIN OFFICIEL DES ARMEES

Edition Chronologique n°43 du 19 octobre 2010

PARTIE PERMANENTE

Administration Centrale

_____

Texte n°1


CIRCULAIRE N° 102287/DEF/CAB


relative à l'hommage rendu par la Nation aux victimes civiles de la guerre d'Algérie ou des combats en Tunisie ou au Maroc.

Du 5 octobre 2010

_____


CABINET DU MINISTRE : « cabinet ».


CIRCULAIRE N° 102287/DEF/CAB relative à l'hommage rendu par la Nation aux victimes civiles de la guerre d'Algérie ou des combats en Tunisie ou au Maroc.


Du 5 octobre 2010

NOR D E F M 1 0 5 2 3 1 9 C

_____


Classement dans l'édition méthodique : BOEM 369.3

Référence de publication : BOC N°43 du 19 octobre 2010, texte 1.


La présente circulaire porte sur la mise en œuvre individuelle de la reconnaissance de la Nation prévue par la loi n° 2005-158 du 23 février 2005 (n.i. BO.).

Je souhaite honorer des civils exclus du bénéfice de la mention « Mort pour la France » ayant succombé à des actes de violence liés à la guerre d'Algérie ou aux combats de la Tunisie ou du Maroc.

J'ai décidé d'inscrire sur la colonne centrale du mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats de la Tunisie et du Maroc, sur demande, les noms des victimes civiles françaises innocentes de ces conflits.

Il s'agit, à droit constant, d'améliorer l'exercice du devoir de mémoire pour les familles et de mieux les associer à la commémoration de ces événements.

La dédicace du mémorial est complétée en ce sens. La colonne centrale accueille, sur demande des familles ou d'associations représentatives, les noms de victimes civiles françaises, quelle que soit la partie au conflit responsable de leur mort, dès lors qu'il s'agit de victimes innocentes et non de personnes ayant participé à un mouvement armé.

Les colonnes latérales restent dédiées aux Morts pour la France, militaires comme civils.


1. PROCÉDURE D'INSTRUCTION DES DEMANDES.

 

1.1. Origine des demandes.

Les demandes émanent de personnes physiques ou morales - ayants droit - ayant un intérêt établi à agir en faveur de la victime.


1.2. Centralisation des demandes.

Les demandes reçues par les services de la direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) ou de l'office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) seront centralisées par le service de l'ONACVG en charge de l'instruction des demandes d'attribution de la mention « Mort pour la France », au titre de la délégation de pouvoir consentie au directeur général de cet établissement.


1.3. Traitement des demandes.

Ce service étudie pour chaque cas l'éligibilité à la mention « Mort pour la France » dans le cadre de la défense des intérêts matériels et moraux des anciens combattants et des victimes de guerre confiée à l'ONACVG par le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre.


2. PROCÉDURE D'INSCRIPTION DU NOM DES VICTIMES SUR LE MÉMORIAL NATIONAL DE LAGUERRE D'ALGÉRIE ET DES COMBATTANTS DE LA TUNISIE ET DU MAROC.


2.1. Inscription des victimes civiles de la guerre bénéficiant de la mention « Mort pour la France ».

Lorsque la mention « Mort pour la France » est attribuée, le nom de la victime est inscrit sur les colonnes latérales du mémorial.


2.2. Inscription des victimes civiles innocentes de la guerre d'Algérie ou des combats de la Tunisie ou du Maroc.

Les dossiers des victimes qui ne peuvent bénéficier de la mention « Mort pour la France » sont transmis à la DMPA. Il appartient au demandeur de s'assurer de l'accord de tous les ayants droit. La DMPA me présentera les dossiers et je déciderai de l'inscription au titre de victime civile française innocente sur le mémorial.

 

Ma décision prise, le nom sera inscrit sur la colonne centrale.


2.3. Conditions d'inscription.

La victime devra être de nationalité française au moment de son décès, ne pas bénéficier de la mention « Mort pour la France », être décédée sur le territoire concerné par la guerre d'Algérie ou des combats en Tunisie ou au Maroc (tel que défini par le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre). Le décès devra être imputable à une partie impliquée dans le conflit sans que le défunt ait appartenu à un mouvement armé.

Je confie au directeur de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) et au directeur général de l'office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG), la mise en œuvre de la présente circulaire, chacun en ce qui les concerne.


La présente circulaire sera publiée au Bulletin officiel des armées.


 

Le secrétaire d'État à la défense et aux anciens combattants,


Hubert FALCO.


  Réactions de Jean-François Gavoury

Il l'avait annoncé : il l'a fait !
Il n'y a cependant guère de progrès, au regard des critères d'éligibilité, par rapport au positionnement affiché par son ancien directeur-adjoint de cabinet, Hervé Oudin : "
La victime devra être de nationalité française au moment de son décès, ... être décédée sur le territoire concerné par la guerre d'Algérie ou des combats en Tunisie ou au Maroc", est-il précisé !
On en revient à la question récurrente : quid, sinon de Mouloud Feraoun (et encore !), du moins des victimes de Charonne ... pour ne citer qu'elles, alors même que des militaires tombés en métropole ont (et c'est heureux !) reçu la qualité de Mort pour la France ?
Tout cela est éminemment contestable, y compris devant la juridiction administrative : si personne ne le fait, je vais devoir l'envisager (mais la LDH, associée à une personne exclue du "bénéfice" de la circulaire Falco, y serait davantage fondée que moi) !
Quoiqu'il en soit, c'est bel et bien au retour du monument à son état d'origine qu'il faut tendre !
                                                            J.F. GAVOURY

Réactions d'Henri POUILLOT

En lisant  et relisant le texte je pense que les victimes de l'OAS en sont exclues : l'OAS n'a jamais été considérée comme un mouvement armé, impliquée dans le conflit de la Guerre d'Algérie : "Le décès devra être imputable à une partie impliquée dans le conflit sans que le défunt ait appartenu à un mouvement armé."
Par contre des membres de l'OAS, visés comme tels par le FLN, victimes d'un attentat pourrait désormais y figurer.

Henri POUILLOT

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