Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

VILLENEUVE-D’ASCQ

19 mars 1962 : la FNACA ne désarme pas

Publié le mardi 05 avril 2011 à 06h00

  phpThumb generated thumbnailjpg

Au square des anciens combattants d'Afrique du Nord, a été commémoré il y a quelques semaines le cessez-le-feu du 19 mars 1962.

 

  

 

 

Le 19 mars 2011, à l'occasion du 49e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie, le président de la FNACA Norbert Masse a, une nouvelle fois, demandé qu'une plaque de rue ou de square commémore cette date. L'UNC s'y oppose, la Ville tergiverse...



MARIG DOUCY > marig.doucy@nordeclair.fr
Quelle aurait été la volonté des 300000 blessés et 30000 soldats morts durant la guerre d'Algérie ? On ne saura jamais si leur préférence serait allée au 19 mars 1962 ou au 5 décembre... Toujours est-il que les deux associations leur rendant hommage, la FNACA (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc, Tunisie) et l'UNC (Union nationale des combattants) se disputent toujours à propos du bien-fondé des commémorations. Une bisbille encore d'actualité à Villeneuve-d'Ascq malgré la création d'un Comité d'entente et de liaison. « L'UNC et la FNACA en sont bien sûr toutes deux adhérentes, explique Joël Tricot, président du Comité et de la section villeneuvoise de l'UNC. Il a pour missions l'entraide et la poursuite de la mémoire collective, via des expositions et des interventions à l'école. » Il y est un sujet que tous évitent : cette satanée date commémorant la guerre d'Algérie.
Pour la FNACA, pas de doute : c'est le 19 mars 1962 qui s'impose, jour de la proclamation du cessez-le-feu suite à la signature des accords d'Evian.

 


« Choisir une autre date serait un signe de mépris pour ceux qui ont mené les négociations afin que cessent les combats », stipulait Norbert Masse, président de la FNACA, ce dernier 19 mars à la maison de quartier Pasteur. A cette même occasion, il a réitéré sa requête auprès de la municipalité, présente : « qu'une rue, un square ou autre porte le nom du 19 mars 1962, comme c'est le cas dans de très nombreuses villes et villages de France ».
« Nous le demandons depuis 1974 !, commente le président de la FNACA. Mais impossible d'obtenir gain de cause ! La journée du 5 décembre n'a rien à voir : c'est le jour de l'inauguration d'un mémorial national d'Afrique du Nord au quai Branly à Paris ! » Vraiment rien à voir ?
Pour réconcilier tout le monde, serait-il envisageable d'installer deux plaques : l'une pour le 19 mars 1962, l'autre pour le 5 décembre ? « Ça me dérangerait qu'une plaque porte le nom du 5 décembre », reconnaît M. Masse. « Pas question qu'une plaque soit dédiée au 19 mars 1962 !
 lance M. Tricot. Ça provoquerait une levée de boucliers. » Parce que du côté de l'UNC, on rappelle que le 19 mars 1962 n'est pas une date officielle et qu'après le cessez-le-feu, « jusqu'en juillet 1964, 500 militaires ont été tués ainsi que 100000 à 150000 harkis. Ce serait une insulte pour ces personnes-là que de poser une plaque au nom du 19 mars. » Et M. Tricot d'enfoncer le clou : « les adhérents de la FNACA sont en minorité et voudraient nous imposer cette date, ils s'y accrochent depuis plus de 35 ans ! » Face à ces deux positions manifestement irréconciliables, la Ville est bien embarrassée. A son initiative, Villeneuve-d'Ascq possède un square à la gloire des anciens combattants d'Afrique du Nord, à l'angle de l'avenue de Paris et de la rue de Babylone. Pour l'heure, les anciens combattants devront s'en contenter. « Nous ne répondons ni par l'affirmative ni par la négative à la requête de M. Masse, résume en marchant sur des oeufs l'adjoint Jean-Antoine Rossit. Il a déjà été très difficile de les réunir autour d'une même table... »

AUJOURD’HUI NOUS ALLONS APPORTER NOTRE COMMENTAIRE A CET ARTICLE

D’abord à notre ami Norbert Masse président de la FNACA de Villeneuve-d’Ascq nous lui demandons pourquoi  faire partie du Comité d’Entente, puisqu’avec l’UNC il est impossible de s’entendre, c’est une association qui, SUR LE PLAN NATIONAL, fréquente les milieux « nostalgériques » et surtout extrémistes.

ET AUJOURD’HUI NOUS ALLONS VOUS FAIRE PART D’UNE INFORMATION QUE NOUS NE CONNAISSIONS PAS JUSQU'A MAINTENANT

Les milieux « nostalgériques » et extrémistes tiennent tant au 5 décembre : c’est le jour de l’inauguration du Mémorial National des Victimes d’Afrique du Nord, cette information nous la connaissons depuis le 5 décembre 2002, c’est aussi la Saint Gérald, mais c’est surtout l’anniversaire de la création du RPR le 5 décembre 1976… eh oui Jacques Chirac était nostalgique (lui aussi) et n’a jamais oublié le Parti qu’il a créé pour les Gaullistes que les « nostalgériques » et extrémistes haïssent. Voici donc l’histoire de la création du RPR :

 

La droite divisée : création du RPR

 

  giscard-06-copie-1

La reconquête politique

 de Jacques Chirac

 

Le 25 Août 1976, Jacques Chirac démissionne de son poste de premier ministre. Ultime étape d'une rivalité grandissante entre lui et le président Giscard d'Estaing. Mais au-delà des circonstances politiques du moment, cette rupture a valeur de symbole : la droite est désormais bien divisée en deux courants suffisamment importants l'un et l'autre pour se partager les électeurs de droite.
Quelques mois seulement après sa démission, Jacques Chirac provoque des élections partielles pour retrouver son siège de député de Corrèze. Il est élu au premier tour en novembre 1976. Mais cette reconquête politique passe par une refondation du mouvement gaulliste.

La création du RPR

 (Rassemblement Pour la République)

Pour redonner du poids au mouvement gaulliste, Jacques Chirac et ses conseillers Pierre Juillet et Marie-France Garault ont souhaité transformé le parti gaulliste UDR (Union pour la Défense de la République) en un nouveau parti. Jusqu'à la présidence de Pompidou, le parti gaulliste avait pour vocation à soutenir la politique du président. Mais puisqu'il n'y avait plus de président gaulliste, il fallait regrouper les gaullistes autour d'une personnalité, en l'occurence Jacques Chirac.

Ce nouvel élan a pris la forme de la création du RPR (Rassemblement pour la République).

Cette création s'est faite en deux étapes : en octobre, puis en décembre. En octobre 1976, lors d'un discours connu sous le nom de « l'appel d'Egletons », Jacques Chirac entend rassembler sous son nom une alliance pour la défense de l'autorité de l'Etat et de la nation française. Ce discours est perçu comme une défiance à l'égard de l'actuel président, Valéry Giscard d'Estaing.

Deux mois plus tard, le 5 décembre 1976, Jacques Chirac organise un grand congrès à Paris où plus de 60 000 personnes se réunissent pour assister à la création du RPR. Ainsi, en réunissant le mouvement gaulliste autour de sa personne, Jacques Chirac se dote d'un instrument politique indispensable pour ses ambitions.

C’est ainsi que 26 ans après le 5 décembre 1976, le 5 décembre 2002, le gaulliste Jacques Chirac inaugure d’abord le Mémorial National et décide (seul mais avec une nostalgie certaine) que le 5 décembre serait dorénavant la date commémorative des victimes de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie… mais aussi la commémoration de la création du Parti gaulliste le RPR.

 

Tag(s) : #Associations
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :