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 La stèle en hommage aux terroristes et criminels de l'OAS

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Comme des voleurs : ils ont attendu la nuit pour réinstaller la stèle de la honte !!!

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Voici la teneur de l'article du samedi 12 mars 2011 paru dans La Provence :

La stèle de la discorde a été remise en place hier soir
Si les employés du cimetière St-Laurent Imbert ont été autorisés à quitter leur travail plus tôt, hier après-midi, et que le site a également fermé avant l’heure habituelle, ce n’était pas par hasard.
Il était aux environs de 18h. La nuit était tombée, quand deux camions plateaux sont arrivés, discrètement, transportant divers matériaux et surtout, un chargement très "précieux" : la stèle de l’Adimad (Association de défense des intérêts moraux des anciens détenus). Équipés de projecteurs, des ouvriers l’ont réinstallée puis ont quitté les lieux à 19h25 précises, laissant sur place deux agents de sécurité.
Cette fameuse stèle a déjà déclenché plusieurs actions en justice et avait été retirée, fin 2008, par les services municipaux, le maire souhaitant respecter la décision du tribunal. Le conseil municipal, en octobre 2010, a voté le retour d’une version modifiée.
Et ce avec presque toutes les voix de la majorité (Jean Brunel s’est abstenu et une élue n’est pas venue), mais aussi les voix du groupe UMP divers droite de Daniel Simonpiéri. Vincent Gomez et les deux autres élus socialistes s’étaient abstenus, Christiane Azam et Marie-Claude Gargani avaient voté contre.
Cette stèle comporte trois dates en moins par rapport à la version qui avait été condamnée par le tribunal administratif : celles de la mort de Jean-Marie Bastien Thiry, le 11 mars 1963, organisateur des attentats contre De Gaulle, le 6 juillet 1962, pour Roger Degueldre, responsable des commandos deltas de l’OAS, le 7 juin 1962, pour Albert Dovecar et Claude Piegts, qui ont participé à l’assassinat du commissaire Gavoury.
Mais cette nouvelle version, où figurent plusieurs autres dates, notamment celle du 24 janvier 1960, début de la semaine des barricades, ne fait pas l’unanimité.
Le préfet a émis des observations (voir notre édition du 16 février) et un nouveau recours a été déposé devant le tribunal administratif par des particuliers.
Le maire, Eric Le Dissès, à huit jours des cantonales où il est candidat, a visiblement décidé de l’ignorer. L’Adimad, association hyèroise, devrait en tout cas être satisfaite. Un rassemblement était d’ores et déjà prévu (voir notre édition d’hier) et est annoncé, pour demain, 16 h, deux jours après la date anniversaire de la mort de Jean-Marie Bastien Thiry.
Emmanuelle ELBAZ

 

eelbaz@laprovence-presse.fr

Article paru dans l'édition du 16 février 2011 de La Provence :

Pour le retour de la stèle, ce n’est pas encore gagné

" Selon nos informations, la délibération votée au conseil municipal d’octobre 2010, visant à autoriser l’implantation de la stèle de l’Adimad (Association de défense des intérêts moraux et matériels des anciens détenus et exilés politiques de l’Algérie française) au cimetière de Marignane n’est pas passée comme une lettre à la Poste au contrôle de légalité en préfecture.
Une stèle qui a déjà fait couler beaucoup d’encre.
Des "observations" ont été faites, comme l’a confirmé la municipalité, après avoir été sollicitée par nos soins :  "M. le Préfet est, conformément à la législation, destinataire des documents soumis au contrôle de légalité.
La délibération ainsi que la convention concernant l’Adimad ont appelé de sa part, compte tenu des éléments dont il disposait, certaines observations.
La municipalité a donc fourni, les éléments complémentaires nécessaires à une meilleure compréhension et appréciation de ce dossier. Elle reste actuellement dans l’attente de son analyse".
En clair, la préfecture analyse actuellement la conformité de la délibération, par rapport au jugement rendu par le tribunal administratif, en première instance puis en appel. Celui-ci avait estimé que "la stèle érigée par l’association est, par les choix de commémorations effectués, susceptible de manquer de respect aux familles des victimes d’activistes de l’OAS, (...) et de heurter les usagers du cimetière" et "qu’elle a ainsi une connotation qui n’est pas conforme à la neutralité du lieu".
Une date qui "coincerait", le 24 janvier 1960.
Si la convention préparée par la mairie, autorisant l’occupation du domaine public par l’Adimad, dit : "L’association Adimad s’engage à ne porter exclusivement que les dates des massacres des populations françaises en Algérie, dates reconnues par l’histoire et ne pouvant porter atteinte directement ou indirectement à des personnes encore en vie aujourd’hui", il y a pourtant une date qui, historiquement, "coincerait" sur ce projet de stèle nouvelle version. C’est celle du 24 janvier 1960, qui correspond au début de la semaine des Barricades, au cours de laquelle, notamment, 14 gendarmes furent tués.
Le conseil municipal de Paris, lui, vient d’adopter, à l’unanimité, une délibération visant à ériger un monument, au Père Lachaise, rendant hommage aux victimes de l’OAS. Ville de Paris dont le premier magistrat est le socialiste Bertrand Delanoë.
Alors qu’à Marignane, les conseillers du PS se sont abstenus sur la délibération concernant la stèle, ce qui leur a valu une cinglante condamnation de la part de la section vitrollaise du PS.
E.EB. "

 



 

 

 

 

 

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