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Condamné à mort le 28 juin 1962   par la Cour militaire de justice, Roger Degueldre est fusillé au fort d'Ivry (région parisienne), le 6 juillet 1962.

Madame, Monsieur,

Si mon message adressé ce midi au député-maire de Nice laissait quelque place au doute, celui-ci est à présent levé.

Comme en signe de provocation, la vidéo (téléchargeable) montrant Christian Estrosi en prosternation face à la stèle glorifiant l’Algérie française et l’OAS square Alsace-Lorraine a été mise en ligne sur le site http://www.nice.fr (rubrique "Nice.fr TV").

C’est le spectacle affligeant d’une République abaissée, affaissée, à genoux.

La mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour elle il y a cinquante ans et plus a été publiquement piétinée par un élu dévoyé, ce 26 mars 2012, dans la cinquième ville de France !

Sans doute les responsables de telles bassesses s’imaginent-ils que l’immunité parlementaire les protège de la répression de l’apologie du terrorisme et n’ont-ils que faire de la morale publique !

Jean-François Gavoury

Cliquez sur le lien ci-dessous  :

http://video.nice.fr/#commemoration-de-la-fusillade-du-26-mars-1962 

Lundi 26 mars 2012  

Réaction de M. Jean-François Gavoury, Fils de victime de l’OAS 

Pupille de la Nation(*), Orphelin de guerre, Chevalier de l’Ordre national

du Mérite

 à l'article de Nice-prémium:

 Commémoration de la fusillade du 26 mars 1962

[ Nice Premium ] • 26|03|2012

  image001.jpg

Lundi 26 mars prochain à 10 heures 30, Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, commémorera le 26 mars 1962 avec les associations de Rapatriés et de Harkis.

Il déposera une gerbe à la Stèle du Jardin Alsace Lorraine, en souvenir des victimes des tragiques évènements de la rue d’Isly située au centre d’Alger et rendre hommage aux dizaines de personnes décédées et aux centaines de blessés lors de cette journée dramatique.

Réaction de M. J.F Gavoury,

à l’attention

de Monsieur Christian Estrosi

Ancien ministre

Député des Alpes-Maritimes

Maire de Nice

Président de Nice Côte d’Azur

 

Paris, le 26 mars 2012.

 

Monsieur,

 

Mon attention vient d’être attirée sur l’article de Nice Premium reproduit ci-dessus.

 

À l’en croire, vous auriez déposé, ce lundi en milieu de matinée, une gerbe devant une stèle illégalement érigée sur le domaine public de votre commune pour rendre gloire à Roger Degueldre, chef des commandos Delta de l’OAS.

 

La responsabilité de dizaines d’attentats terroristes et assassinats racistes, commis avec la plus extrême lâcheté, a été imputée à ce lieutenant déserteur dont les actes relevaient de la barbarie en temps de guerre.

 

Si vous vous êtes effectivement joint, aujourd’hui, à d’anciens membres et sympathisants d’une organisation criminelle érigeant des factieux en symboles de l’Algérie française, force est alors de considérer que vous avez pris le risque de vous placer au ban de la République en participant à une entreprise d’apologie du terrorisme.

 

Si vous avez voulu rendre hommage, en ce lieu de rendez-vous de putschistes, à la mémoire de malheureux Algérois manipulés par un mot d’ordre insurrectionnel de l’OAS, alors rappelez-vous également qu’il y a cinquante ans jour pour jour débutait à Paris le procès des participants à l’assassinat de mon père, Roger Gavoury, contrôleur général de la sûreté nationale, tombé, victime du devoir, sous les coups de l’OAS, le 31 mai 1961, dans l’exercice de ses fonctions de commissaire central d’Alger, cité à l’ordre de la Nation et reconnu "Mort pour la France".

 

Souvenez-vous en, car Roger Degueldre aurait dû également comparaître à cette date s’il n’avait pas été en fuite.

 

Une prompte réponse de votre part m’obligerait.

 

En l’attendant, permettez-moi, Monsieur, de surseoir à la présentation des salutations de circonstance.

 

Jean-François Gavoury

  

 

 

(*)*Son père, Roger Gavoury, contrôleur général de la sûreté nationale, a été assassiné par un commando de l’OAS le 31 mai 1961 dans l’exercice de ses fonctions de commissaire central d’Alger. Il a été cité à l’ordre de la Nation. Son acte de décès est revêtu de la mention "Mort pour la France". Son nom figure sur le Mémorial des commissaires de police tombés en opération, victimes du devoir, en dehors du territoire métropolitain, que Nicolas Sarkozy a dévoilé le 21 juin 2005, alors ministre d’État, ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, dans le cadre de la cérémonie de sortie de la 55e promotion des commissaires de police, en l’École nationale supérieure de la police à Saint-Cyr-au-Mont-d’Or.

  

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