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Commémoration de la Victoire du 8 mai 1945

Discours de M. Jean-Noël Despocq

Maire de Saint-Marcel (Saône-et-Loire)

8 mai 1945 – 8 mai 2011

Nous voici réunis devant notre monument aux morts pour commémorer l’armistice du 8 mai 1945.

ELU_PHOTO_148_1217407202.jpgCe fut il y a 66 ans la victoire de la liberté sur le nazisme et la barbarie.

La pensée fasciste fit 55 millions de morts plus nombreux chez les civils que chez les militaires.

Ce fut la première fois dans l’histoire de l’humanité.

Des gens comme vous et moi perdirent leur vie pour la seule raison d’avoir lutté pour la liberté, l’égalité, la fraternité, valeurs de notre République mais aussi valeurs universelles de toutes les nations démocratiques du monde.

Cette tragédie a fait connaître ce qu’il y a de plus noir chez l’homme avec la xénophobie, l’intolérance, la volonté d’exterminer l’autre.

Rappelons que 6 millions de juifs sont morts pour la seule raison d’être nés dans une religion différente de ceux au pouvoir de l’Allemagne.

N’oublions pas non plus les camps de concentrations et les prisons où furent tués, torturés, humiliés des hommes, des femmes et des enfants et je trouve indécent que des individus qui se qualifient de « politiques », c’est-à-dire qui souhaitent s’occuper de « la vie de la cité » puissent remettre en doute l’existence des camps nazis ou bien encore, plus récemment, dans toute la France, ne pas inviter au front républicain face à cette gangrène que représente l’extrémisme. La politique est un travail sérieux demandant dévouement et compétence, éloigné de toute démagogie.

Ce fut une catastrophe pour notre civilisation et nous nous devons, aujourd’hui tout particulièrement, de rendre hommage à ceux qui ont combattu ces ténèbres. Ils nous ont donné un monde libre, meilleur et la démocratie. Nous leur devons reconnaissance lors des cérémonies commémoratives mais aussi tous les jours.

Car ceux dont les noms figurent sur les monuments aux morts nous permettent aujourd’hui de pouvoir penser, agir en toute liberté. Par leur sacrifice, ils ont créé un monde plus juste, fraternel et tolérant.

Nous devons rester vigilants afin que notre société ne se referme par sur elle-même et que le racisme, l’exclusion, l’individualisme mettent au bas de nos villages, de notre ville, de notre pays, les plus faibles, les plus pauvres. Nous devons donner chaque jour aux valeurs de tolérance, d’écoute, de respect des différences et des droits de l’Homme.

Nous vivons une période de crise économique avec une précarisation des plus faibles et donc des écarts renforcés entre les riches et les pauvres. Mais cette crise économique ne doit pas laisser la place à des comportements extrémistes gage de recul des valeurs humanistes. Dans les difficultés, nous devons renouveler le contrat social et être plus solidaires, plus attentifs aux autres et ne pas céder aux sirènes de la stigmatisation, du rejet de l’étranger.

L’actualité nous rappelle la nécessité de maintenir notre vigilance : plusieurs candidats et candidates de droite et d’extrême-droite ne se présentent-ils pas avec ces valeurs nauséabondes d’un passé pas si éloigné de nous.

Il est important que tous les citoyens se mobilisent afin d’être un rempart à l’intégrisme et à la négation de nos valeurs républicaines, pour qui des millions de gens sont morts.

Etre patriote, ce n’est pas nier les autres nations et croire en l’inégalité des races. Comme le disait Voltaire « la patrie, c’est là où je suis bien » et à l’heure de la mondialisation, considérons que nous sommes des citoyens européens et des acteurs du monde, responsables d’un avenir fraternel et solidaire.

Amis, entends-tu

Le vol noir des corbeaux

Sur nos plaines ?

Amis, entends-tu

Ces cris sourds du pays

Qu’on enchaîne ?

Ohé ! partisans, ouvriers et paysans

C’est l’alarme

Ces vers de Maurice Druon composent l’ouverture et le final du Chant des Partisans.

Ce chant de l’armée de l’ombre qui surgit en 1943.

Ce chant des partisans, symbole du courage, de l’abnégation et du don de sa vie de nos anciens.

Ce chant des partisans, symbole du combat pour la liberté.

Ce chant des partisans, c’est l’hommage rendu à toutes ces femmes et ces hommes qui se sont levés pour refuser la défaite et préserver la liberté.

Comment exprimer notre reconnaissance alors que la plupart d’entre nous, n’avons pas vécu ces moments difficiles.

Devenu grâce à nos grands anciens des Citoyens de l’Europe.

Devenus des Combattants de la Paix.

Devenus des Citoyens libres.

Nous devons porter haut et fort ce Devoir de Mémoire envers nos jeunes.

La mémoire s’entretient, le souvenir se transmet, l’histoire s’apprend.

Cette commémoration en est un signe.

Cette commémoration, autour de valeurs partagées par tous, est un acte citoyen.

Cette commémoration et toutes celles qui participent au devoir de mémoire doivent être à la hauteur de ceux qui nous ont précédé dans le combat pour la liberté.

Votre présence si nombreuse à tous, aujourd’hui, jeunes, parents et anciens en est la preuve.

Nos anciens combattants, garants de ce devoir de mémoire, oeuvrent par leurs actions à la pérennité de ce devoir de mémoire.

Rendons-leur hommage, qu’ils en soient remerciés.

« Amis, entends-tu ? » a écrit Maurice Druon

Eh bien oui Amis nous avons entendu

Amis nous te dédions cette commémoration.

  Jean-Noël DESPOCQ

 

 

  CES PHOTOS ONT ETE PRISES

 PAR JEAN-JACQUES VADOT CORRESPONDANT

 DU JOURNAL DE SAONE-ET-LOIRE

 

A SAINT-MARCEL 

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CES PHOTOS ONT ETE PRISES

PAR VALMY AZAIS  CORRESPONDANT

 DU JOURNAL DE SAONE-ET-LOIRE

 

A EPERVANS 

  

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A OSLON

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A CHATENOY-EN-BRESSE

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Nous n’oublions pas aussi l’autre 8 mai !!!

Le 8 mai 1945, à Sétif, alors que la France fête la libération du pays, une manifestation de « français d’origine musulmane » encore qualifiés à l’époque d’« indigènes », est brutalement réprimée dans le sang. L’engrenage de la violence se met en marche. Une centaine de « français d’origine européenne » sont alors assassinés à Sétif et dans les environs. L’armée française s’appuyant sur des milices locales, avec la bénédiction du pouvoir civil, lance alors une répression aveugle dans toute la région. C’est un massacre systématique de milliers d’ « indigènes ». L’aviation et la marine nationale sont même appelées en appui.

On sait aujourd’hui que cette répression est une des causes principales du processus de la guerre d’Algérie engagé en novembre 1954.

Chaque 8 mai 1945, nous devons aussi nous souvenir de cet épisode sanglant lourd de conséquences.

Le Comité FNACA

 

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