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Construits entre 1819 et 1834, les forts de l'Esseillon ont été financés par les indemnités versées par la France au royaume de Piémont-Sardaigne, à la suite du Congrès de Vienne de 1815. Cette édification s'est faite sous pression de l'Autriche[1]. Cet ensemble fortifié protège l'accès au col du Mont-Cenis, et donc le versant du royaume sarde, transformant le duché de Savoie en zone tampon avec la France.

L'intérêt stratégique de ce passage tient du fait que la route passant par le col ait été améliorée, rendant plus aisée une progression vers le Piémont. Par ailleurs, cet ensemble venait remplacer les fortifications du val de Suse détruites lors de la campagne d'Italie en 1796[2].

 

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La Barrière de l'Esseillon ou Forts de l'Esseillon sont une série de cinq fortifications construites au XIXe siècle sur un verrou rocheux fermant la haute-vallée de l'Arc, sur la commune d'Aussois (Vallée de la Maurienne, à deux kilomètres en amont de Modane) pour protéger le Piémont d'une éventuelle invasion française. Elle comprend quatre forts et une redoute, qui portent les noms de membres de la famille de Savoie.

   

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Ces forts n'ont jamais vu le moindre combat, l'alliance franco-sarde de 1857 les rendant caducs[3]. Après le rattachement de la Savoie à la France en 1860, l'armée française a envisagé des travaux afin de s'en servir pour protéger, en sens inverse, la France d'une invasion italienne. Ces travaux n'ont cependant pas été réalisés.

Toutefois au cours de la Seconde guerre mondiale, les forts ont servi. En 1943, la prison du fort servit de prison.

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Les forts

Ces fortifications ont été construites sur le modèle de Montalembert qui, contrairement au modèle de Vauban, repose sur un principe de fortifications perpendiculaires et de tours à canons. Les forts se protègent mutuellement par des tirs croisés. Quatre de ces forts sont sur la rive droite de la rivière Arc et une redoute est de l'autre côté de la rivière sur la rive gauche. Entre les deux un petit pont surnommé Pont du diable surplombe des falaises abruptes.

  • fort Victor-Emmanuel (le plus grand, capable d'accueillir une garnison de 1 500 hommes)
  • fort Charles-Albert (jamais achevé)
  • fort Charles-Félix (a failli être détruit sur ordre de Napoléon III en 1860 mais pas détruit bien que l'artillerie française se soit acharnée dessus pendant 3 jours)
  • fort Marie-Christine, le plus élevé des cinq.
  • redoute Marie-Thérèse (isolée sur la rive gauche de l'Arc, accessible par la N6)

Une tranchée bastionnée (maintenant disparue) courait du fort Marie-Christine (nord ouest) au fort Charles-Albert (nord est) afin de protéger le nord du quadrilatère fortifié de l'Esseillon. Celui-ci pouvait ainsi servir de camp retranché pour 10 000 hommes.

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Aujourd'hui  

 

Classés Monuments Historiques, restaurés ou en cours de restauration, ce sont maintenant des lieux de tourisme, de culture, de gastronomie et de sport (via ferrata autour de l'Arc).

Une association, l'Association des Forts de l'Esseillon (fondée en 1970), organisant un chantier de bénévoles, restaure les Forts de l'Esseillon depuis 1972. Le fort Marie-Christine, premier objet de restauration, accueille aujourd'hui un centre culturel, un gîte d'étape et l'une des entrées du parc national de la Vanoise.

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  Ultime rempart alpin, la barrière des forts de l'Esseillon est un ouvrage monumental de défense du passage étroit que forme la vallée à cet endroit.
Édifié par le royaume de Piémont-Sardaigne en vue de se protéger contre la France, il est composé de 5 forts portant chacun un nom de reine ou de roi de Sardaigne, cette barrière est accessible depuis la rive opposée de l'Arc par le Pont du Diable.

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Tag(s) : #Associations
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