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Dans une région où ils sont encore bien implantés et où des responsables politiques complices sacrifient à l’électoralisme l’héritage gaulliste qu’ils sont censés représenter, se prépare une commémoration scandaleuse.

Dans un article de Nice-Matin nous apprenions que des anciens combattants et des pieds noirs vont fêter le 50e anniversaire du putsch d’Alger. Rien que ça ! Nous vivons avec eux dans une République que leurs idoles ont manqué d’abattre. Ils osent conférer à un acte de trahison le terme de « résistance » que de vrais patriotes ont honoré de leurs sacrifices. Et des anciens OAS osent encore avec, entre autres, le reitre Holleindre, notable du FN  prévoir, après la « cérémonie » une table ronde sur ce passé méprisable.

Nous aurions espérer que le maire de Nice, M. Estrosi, en fidèle supporter du Président de la République, gaulliste éminent ???, interdirait ces manifestations qui voudraient honorer ceux qui tentèrent d’assassiner le général de Gaulle, guide revendiqué par Nicolas Sarkozy… (hum…)

Pour nous, anciens appelés, dont beaucoup étaient en Algérie au moment du putsch, Salan, Challe, Jouhaud et Zeller seront toujours des chefs irresponsables et dévoyés dont le seul objectif était de perpétuer une colonisation trop souvent honteuse…

On se souviendra des appelés de cette période comme ayant été les acteurs essentiels d’un sursaut qui sauva la République. La trahison des généraux et la fidélité des « bidasses » : une belle image pour une histoire que les derniers nostalgiques refusent de comprendre.

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ILS ONT ENCORE DES CONVULSIONS... MAIS,

RAPPELONS-NOUS, L'OAS C'ETAIT AUSSI CELA... CI-DESSOUS : UN TOUT PETIT EPISODE DE LA PLUS SANGLANTE DES BOUCHERIES...  

 

Février-mars 1962... Les commandos O.A.S. se déchaînent à travers Alger, multipliant les attentats. Le plus doux des printemps voit s'accomplir la plus sanglante des boucheries. Cela se passe là, dans la rue, sous les yeux des passants et aux heures d'affluence de préférence. Ainsi les tueurs peuvent-ils disparaître plus aisément en s'évanouissant dans la foule.

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Les flaques de sang maculent les trottoirs. On enjambe les cadavres... Les tueurs vont par trois en général. Le premier glisse le pistolet dans la main du second et s'en sépare. Celui-ci dépasse la victime désignée, se retourne, tire une fois, deux fois, visant la tête, à bout portant. Puis il passe l'arme à un troisième et s'éclipse. Et c'est ainsi du matin au soir. Dans le centre de la Ville blanche, les voitures de police sillonnent Alger dans un miaulement de sirènes. Autour de chaque victime un rassemblement de curieux se fait et se défait.

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Le 27 février, les tueurs frappent ainsi quinze fois en moins d'une heure dans le centre, laissant derrière eux 13 morts et 6 blessés. Et cela dans un rayon de cinq cents mètres environ autour du principal carrefour d'Alger. Le même jour, un commando attaque, au bazooka cette fois, la caserne des gendarmes à Maison-Carrée. Le feu qui se déclare aussitôt gagne un dépôt d'essence et de munitions. Pendant une partie de la nuit un formidable feu d'artifice embrase le ciel de la banlieue. Les commandos Delta qui s'en prennent aux musulmans procèdent parfois par série. Ce n'est plus alors du terrorisme aveugle, mais du terrorisme dirigé. Il y a, par exemple, la journée des facteurs : le 22 février quatre employés des P.T.T. sont tués, un cinquième est grièvement blessé, alors qu'ils effectuent leur tournée. On ramasse les corps gisant au milieu des lettres et des télégrammes échappés des sacoches et tapissant le sol.
Pourquoi les facteurs? On assure dans les milieux activistes que les postiers algérois colportent les tracts et les mots d'ordre du F.L.N... Mais on observe que la sanglante journée des facteurs a fait suite aux attentats dirigés contre les traminots, les médecins, les cheminots, les employés d'Électricité et Gaz d'Algérie. Le but poursuivi semble bien être en fait de provoquer des grèves pour désorganiser la vie d'Alger et aggraver le malaise des populations.

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Après les facteurs, c'est au tour des fleuristes, qui sont abattus, autour des marchés, sur leurs étals de roses et d'oeillets. Puis celui des coiffeurs et des préparateurs en pharmacie : en moins d'une demi-heure cinq d'entre eux sont assassinés dans leur officine. Enfin, celui des femmes de ménage musulmanes qui s'aventurent encore en ville européenne : les tueurs n'hésitent pas à étrangler des fatmas dans les couloirs des immeubles...

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Frapper les imaginations, se rappeler à l'attention des Algérois par des actions spectaculaires est une des constantes préoccupations de l'O.A.S. Soit qu'elle attaque au bazooka la Délégation générale, soit qu'elle se livre à des mises en scène grand-guignolesques comme c'est le cas le 10 mars à Bab-el-Oued.
Ce jour-là, en plein midi, le corps d'un homme nu apparaît subitement, pendu à 15 mètres du sol, rue du Roussillon, au coeur du fief activiste, très animé à cette heure de la journée.
Le cadavre est suspendu à un système de roulettes glissant le long d'un filin tendu entre deux immeubles. Il se balance là-haut pendant plus d'une demi-heure en plein soleil avant que les pompiers n'interviennent. Dans la rue, la foule, têtes levées, crie : C'est une barbouze, c'est une barbouze !
La victime de cette macabre exécution, qui rappelle les atrocités du Ku-Klux-Klan, porte, peinte au goudron sur le corps, l'inscription « L'O.A.S. veille».

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C'est le quatrième cadavre découvert nu, badigeonné de goudron ou de mercurochrome, en moins d'une semaine à Alger.

Les commandos de l'O.A.S. frappent encore cruellement le 15 mars à l'aube, à Hussein-Dey. Il est 6 h 30. C'est encore la nuit. La foule des travailleurs matinaux stationne devant l'arrêt d'autobus de la Glacière, rue de Constantine.
Soudain une voiture blanche freine et s'arrête le long du trottoir à deux mètres de la guérite. Du véhicule un homme descend. Il tient à la main un pistolet mitrailleur. Avant même que les usagers de l'autobus aient pu réaliser ce qui se passe, le tueur, d'un geste large, ouvre le feu de droite à gauche, à moins de trois mètres de ses victimes. Il vide un chargeur, puis un autre. En face de lui, les hommes, les femmes tombent comme des quilles, des hurlements s'élèvent. Des hommes courent à toutes jambes dans toutes les directions pour essayer d'échapper aux balles. Mais le tireur les poursuit de ses rafales, vidant de nouveaux chargeurs. Tout cela a duré une minute. L'homme du pistolet mitrailleur a tout fauché autour de lui. Il remonte paisiblement dans sa voiture laissant derrière lui une dizaine de cadavres, des moribonds qui râlent, des blessés qui se traînent dans des flaques sanglantes.
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L'OAS NE VAINCRA PLUS

 

  

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 ILS ONT SAUVE LA REPUBLIQUE

 

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On se souviendra des appelés de cette période comme ayant été les acteurs essentiels d’un sursaut qui sauva la République. La trahison des généraux et la fidélité des « bidasses » : une belle image pour une histoire que les derniers nostalgiques refusent de comprendre.

En hommage à ces «  bidasses » «  Le Chant du Départ »

 

 

 

 

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