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  Jean-Philippe Ould Aoudia(à gauche), Jean-François Gavoury (à droite) entourent Mme Danièle Gioli, amie de l'ANPROMEVO 

- à l’attention de Mesdames et Messieurs

les adhérents, amis et correspondants de

l’Association nationale pour la protection de la mémoire

des victimes de l’OAS (ANPROMEVO) -

 

Paris, le 3 janvier 2012.

 

Madame, Monsieur,

 

L’année écoulée aura été marquée par le triste cinquantenaire de la naissance de l’OAS et du putsch des généraux à Alger.

Mais 2011 aura été aussi et surtout l’année de la première célébration par une institution française du souvenir des milliers de victimes de cette organisation criminelle : le 6 octobre dernier, en effet, au cimetière du Père Lachaise, le maire de la capitale, M. Bertrand Delanoë, présidait la cérémonie d’inauguration d’une stèle édifiée en juste hommage à leur sacrifice par la volonté d’un Conseil de Paris unanime.

Face à des évolutions tendanciellement régressives, et même si le pire n'est jamais certain, le passé, fût-il pluriel, peut, en ce tout début d’année, apparaître davantage rassembleur qu’un avenir indiscernable !

C’est en tout cas le vœu que je forme pour 2012, année du cinquantième anniversaire des Accords de cessez-le-feu en Algérie et de la fin de la dernière guerre de décolonisation, à nulle autre pareille.

Celles et ceux qui ont eu à en connaître ou subir les épreuves - acteurs, témoins, victimes - seront conviés à prendre part aux divers rendez-vous proposés ici et là, le plus hautement symbolique consistant en celui prévu le dimanche 18 mars à Évian (Haute-Savoie) : l’ANPROMEVO y  sera représentée.

Portant la mémoire de ces si nombreux militaires, policiers, magistrats fonctionnaires, élus, membres de la société civile tombés en 1962 sous les coups de l’OAS en Algérie comme en France, c’est souvent, hélas, au cours des six mois à venir, que nous aurons à mobiliser nos pensées pour eux et notre sympathie à l’égard de leurs familles. Commençons dès aujourd’hui avec Alfred Locussol, premier fonctionnaire de l’État assassiné sur le territoire métropolitain dans le cadre d’une opération commanditée et organisée par l’OAS depuis l’Algérie : c’était le 3 janvier 1962 à Alençon (Orne).

À chacune et à chacun des destinataires du présent message, j’adresse mes souhaits pour une année généreuse et pacificatrice.

Recevez, Madame, Monsieur, avec mes sentiments républicains, l’assurance de ma meilleure considération.

 

Jean-François Gavoury

Président de l’Association nationale

pour la protection de la mémoire

des victimes de l’OAS (ANPROMEVO)

 

 

Tag(s) : #Associations
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