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mémorial

Pour la FNACA ce 5 décembre 2011

comme tous les 5 décembre

 est une date sans signification historique

 

Pour la FNACA : les valeurs de la République, c’est une France qui doit toujours représenter le berceau du Pays des Droits de l’Homme afin que nous soyons fiers d’être Français, mais le 5 décembre 2011, plutôt que d’être présents devant les monuments aux morts ou devant ce  Mémorial national, nous préférons écrire et expliquer que  les valeurs de la République sont mises à mal.

Avec la nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur d'un ancien responsable de l'OAS Jean-François Collin.

Avec la nomination à la dignité de Grand-croix de la Légion d'honneur, la plus haute distinction que la République puisse conférer d'Elie Denoix de Saint-Marc qui a été l'un des principaux officiers ayant tenté de renverser la République Française pendant le putsch d'avril 1961. Il avait été condamné pour celà à 10 ans de réclusion criminelle.

Avec la résurgence de l’OAS en France, on assiste à la recomposition de la classe politique "classique" permettant d’intégrer progressivement, en cherchant à les banaliser, les idées coloniales, la xénophobie, le racisme rampant…

 C’est d’abord la loi de février 2005, qui n’est pas un accident de parcours, mais une volonté de marquer dans le marbre, par une loi, la réhabilitation du colonialisme. Même si un alinéa de l’article 4 a été retiré, son fondement, son expression respire cette doctrine.

Depuis 2002, ce sont par dizaines que l’on voit "fleurir" des stèles exprimant une nostalgie de l’Algérie Française, et pire, une réhabilitation de l’OAS. Ces monuments tentent de réécrire l’Histoire. Que ce soit à Béziers ou Perpignan (comme exemples) comment admettre que quatre assassins (parmi les principaux) de cette organisation, ceux qui ont été condamnés à mort et fusillés (dont l’un a participé et organisé deux attentats contre le Président de la République d’alors), soient "honorés".

Un seul exemple parmi tant d’autres : à Béziers la ville participe aux "honneurs" organisés par les nostalgiques de l’OAS qui viennent incliner des drapeaux tricolores sur cette stèle de la honte arborant les photos des Bastien-Thiry, Deguelgre, Piegts et Dovecar, qu’ils considèrent comme "Morts pour la France" ? C’est une honte !!!

  Une décision importante cependant…

« Une stèle dédié à l’OAS n’a pas sa place dans un cimetière », il s’agissait de la stèle de Marignane,  telle a été la décision du Conseil d’Etat dans son arrêté du 14 novembre 2011, espérons que cet arrêté fera jurisprudence et s’appliquera notamment aux stèles de Perpignan et de Béziers.

Une inauguration mémorable... comme une note d'espoir

Pour la première fois, en France, une stèle en hommage aux victimes de l'OAS a été inaugurée par la Ville de Paris, le jeudi 6 octobre 2011, au cimetière du Père Lachaise 

 

Actuellement sur le Mémorial national figurent principalement les noms de militaires, en particulier ces jeunes du contingent morts pendant cette guerre coloniale, mais aussi les policiers, fonctionnaires,… morts dans l’exercice de leur fonctions.

Il est par contre inadmissible, une honte, une profonde insulte aux valeurs républicaines de la France, aux victimes de cette Guerre d’Algérie considérés "Morts pour la France" que les victimes de la Rue d’Isly du 26 mars 1962 figurent également sur ce mémorial.

En effet, ce jour là, c’est l’OAS qui a organisé cette manifestation pour s’opposer, une semaine après la signature des accords d’Evian, à ce que la paix s’installe, pour contester l’indépendance enfin acceptée de l’Algérie.

Ce sont les responsables OAS, qui, du haut des toits, ont tiré sur les militaires français, provoquant ainsi une riposte inévitable.

Alors, que le même mémorial commémore le souvenir de soldats tués « morts pour la France »  pendant cette guerre  et ceux qui sont morts « pour l’OAS » est une hérésie. Cela correspond à une condamnation des militaires français. Rendre un "honneur", de la même façon à des «Morts pour la France »  et à des «Morts pour l’OAS» est  un odieux amalgame, inconcevable, révoltant.

Peut-on oublier, quand on fut témoin de ces actes terroristes aveugles que l’OAS a tenté de renverser la République Française et est responsable de la mort de plus de 2400 personnes (civils, militaires, fonctionnaires, policiers,…) et de dizaine de milliers de blessés. Quatre parmi les principaux assassins de l’OAS ont été condamnés à mort et fusillés : l’un d’eux a organisé deux attentats contre le Président de la République d’alors. Considérer que les valeurs autrefois défendues par cette organisation raciste, xénophobe… voulant à tout prix maintenir l’Algérie dans un statut colonial doivent être encore celles de la France d’aujourd’hui ?

Le président de la République a dit : « oui le système colonial était injuste par nature. Mais nous n’oublions pas tous ces Français d’Algérie qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes : ils ont soigné, ils ont éduqué, ils ont cultivé la terre, ils ont construit et modelé l’Algérie contemporaine… C’étaient des braves gens !..." Mais Monsieur le Président de la République oublie de dire  :

 que ces terres avaient été volées à ceux qui les cultivaient avant l’arrivée de ces colons,

 qu’en Algérie, après 130 années d’occupation, ce n’était qu’à peine 15% de la population "indigène" qui était scolarisée (et souvent seulement à temps partiel). Les filles étaient très rarement admises.

 qu’en 1945, ce sont près de 40.000 Algériens qui ont été massacrés à Sétif, Guelma, Khératta… des dizaines de milliers de Malgaches en 1947, des milliers d’Africains…

 que les enfumades, tortures… ont été pratiquées bien avant les guerres coloniales d’Indochine ou d’Algérie…

 que les crimes contre l’humanité, les crimes d’Etat commis au nom de notre pays dans ses colonies au cours des guerres coloniales (tortures, viols, villages rasés au napalm, corvées de bois, exécutions sommaires…) n’ont toujours pas été reconnus, ni condamnés par la France…

 que le colonialisme doit être condamné comme un crime contre l’humanité au même titre que l’esclavagisme ou les génocides

 Tenter de réhabiliter le colonialisme et ses valeurs, et en particulier l’une de ses composantes qui a la responsabilité de tant de crimes : l’OAS... est insupportable 

 Avoir une conception à géométrie variable sur les valeurs des symboles de la République :

* Comment contester la valeur du symbole du drapeau quand il est galvaudé, en étant utilisé pour des cérémonies honteuses

* Comment faire admettre à des jeunes que les symboles de notre République doivent être respectés quand les représentants de la Nation, des pouvoirs publics : maires, députés, ministres, préfets… autorisent des manifestations devant ces stèles de la honte (vénérant l’OAS) qui devraient purement et simplement être interdites.

mémorial

19 mars 2012 : la FNACA sera présente

devant ce Mémorial

pour le cinquantenaire

 du Cessez-le-Feu de la guerre d'Algérie 

Tous les Anciens Combattants de la FNACA seront présents le 19 mars 2012 devant ce Mémorial national et devant tous les monuments aux morts de la France… et espère que les noms des « morts pour l’OAS » seront gommés… que les stèles honorant des terroristes et criminels seront détruites, que les cérémonies en hommages à ces personnages indésirables seront interdites… qu’une Fondation « indépendante » pour la Mémoire de la guerre d’Algérie sera mise en place et que toutes les mémoires y auront leur place, que les historiens français, mais aussi algériens et d’autres nationalités pourront y travailler librement et aussi que le 19 mars sera enfin la vraie, la seule date historique et officielle pour honorer nos 24000 victimes… militaires et civiles «Morts pour la France» en Algérie, Tunisie, Maroc. 

 

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