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Une quinzaine d’officiels étaient réunis, hier, sur l’estrade de l’Auditorium de Dijon, à l’occasion de la séance de clôture du congrès national de la FNACA (Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie).

 À leurs côtés, une chaise vide, pour un absent de poids : le secrétaire d’État aux Anciens combattants, Hubert Falco, avait décliné l’invitation. Situation quasi inédite. En effet, c’est seulement la deuxième fois qu’un ministre ne se déplace pas.

Hubert Falco hué par le public

« Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas très courageux de sa part », a estimé au micro le président national de la FNACA, Wladyslas Marek, tandis que le public huait son secrétaire d’État. « Comme je l’ai dit au président de la République, c’est là un manque de considération à l’égard des 353831 membres de notre fédération. Ce n’est vraiment pas digne d’un membre du gouvernement. Alors, comme on nous parle d’un prochain remaniement, je dois dire que, sans commander qui que ce soit, si Monsieur Falco ne restait pas au gouvernement nous ne sortirions pas nos mouchoirs… »

 - C’est une certitude si le maire de Toulon ne restait pas au gouvernement nous ne sortirions pas nos mouchoirs… Il sera alors devenu le plus «mauvais»  secrétaire d’Etat que la FNACA aura eu à fréquenter.

- Car le maire de Toulon, comme nous le savons tous maintenant, va presque chaque année fleurir un monument aux « martyrs de l’Algérie française», un monument en hommage à l’OAS et aux nostalgiques du colonialisme.

- Car le maire de Toulon, comme nous le savons tous maintenant, aura été le secrétaire d’Etat qui a fait rajouter sur le Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, quai Branly, à Paris, depuis le mois de mars 2010 quarante-huit noms surnuméraires.

Ce monument était destiné à perpétuer le souvenir des combattants «morts pour la France» en Afrique du Nord, de 1952 à 1962.

Combattants ? les personnes dont le nom a été récemment rajouté ne l’étaient nullement.

Ils ne sont pas davantage «morts pour la France», mais bien plutôt «contre la France», lors de la fusillade de la rue d’Isly qui eut lieu à Alger le 26 mars 1962.

Victimes, certes, d’un événement dramatique, mais victimes, avant tout, de leur aveuglement et de la confiance qu’ils accordaient à l’OAS, l’organisation terroriste qui, depuis un an, multipliait les attentats meurtriers en Algérie et en France.

Hubert FALCO au "Congrès UNC de Montpellier du 15.16.17 mai 2010) s’exprime ainsi :

« Ce que nous avons à redouter, ce sont les discours simplificateurs, les appels à la repentance perpétuelle tout comme les continuels élans de la nostalgie.

Ce que nous avons aussi à redouter ce sont aussi les lâches abandons.... qu'un ministre un jour fasse du 19 mars la date commémorant la fin de la guerre d'Algérie, alors l'idéologique aura pris le pas sur la réalité historique.

Ce ministre, ce ne sera pas moi. Et, sous l'autorité de Nicolas Sarkozy, la France continuera à se souvenir de ses morts en Algérie le 5 décembre. Pas une autre date.

Il n'est pas question que le 19 mars soit une date officielle de commémoration.

Il est arrogant de condamner et de mépriser la douleur qui fut la vôtre et celle de vos familles, lorsque vous fûtes chassés de vos terres, de vos maisons et séparés de vos amis.

Je le répète, c'est par respect pour vous que je n'accepterai pas que la date officielle de la commémoration des morts de la guerre d'Algérie soit celle d'un "cessez-le-feu" qui, de surcroît, n'a pas été respecté.

Voilà pourquoi, avec force, nous disons non au 19 Mars».

 

 

NOUS AVONS BIEN ENREGISTRE

M. LE SECRETAIRE D'ETAT

NOUS NOUS RAPPELLERONS DE VOUS

 COMME LE SECRETAIRE D'ETAT

QUI AURA ETE VISCERALEMENT

OPPOSE A LA COMMEMORATION

DU 19 MARS

 

 La FNACA réaffirme avec force qu’elle entend obtenir enfin la reconnaissance officielle de la date anniversaire du cessez-le-feu du 19 mars 1962, voulu par le général De Gaulle, président de la République à l’époque et approuvé par 90,7 % des Français au référendum du 8 avril 1962, comme la journée nationale du souvenir et du recueillement pour la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie.

Plus de 48 unions d’anciens combattants, de 20000 conseils municipaux, de 9 conseils régionaux de 48 conseils généraux de toutes les sensibilités politiques ont émis un vœu en faveur de l’officialisation de la date du 19 mars comme journée du souvenir et de recueillement.

Une proposition de loi allant dans le même sens a été adoptée par l’Assemblée Nationale, par 278 voix contre 204, le 22 janvier 2002.

Les successifs sondages réalisés confirment les précédents et indiquent que 86% des français considèrent que la date anniversaire du cessez-le-feu reste le 19 mars 1962.

Les anciens combattants en Algérie, qui sont les premiers concernés, sont eux aussi majoritairement favorables au choix de la date du 19 mars 1962, ce qui relativise la représentativité des autres associations qui prétendent toujours aussi abusivement parler au nom de tous.

A la discussion du budget 2010 des anciens combattants, des députés de tous les bancs de l’Assemblée Nationale ont souligné l’inutilité du choix d’autres dates que celle du 19 mars 1962.

La FNACA confirme donc avec force son opposition à la date du 5 décembre et proclame son indéfectible attachement à la commémoration du 19 mars.

La FNACA réitère son exigence de ne voir figurer sur le Mémorial de la guerre d'Algérie du quai Branly que les noms des seuls militaires  et supplétifs morts pour la France en Algérie, Maroc et Tunisie.

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