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10/08/2013 23:37:21
over-blog.com : Vous avez reçu un commentaire

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par UNADIF sur l'article A quelques jours de la journée de la Déportation, le dimanche 28 avril 2013, nous tenons à rendre hommage à un déporté très connu : André Verchuren *** Il a eu 92 ans le 28 décembre 2012, sur votre blog BLOG PERSONNEL DE MICHEL DANDELOT *** REGION BOURGOGNE

Extrait du commentaire:

bonsoir


bravo pour cette page sur André Verchuren


la nécrologie d'André est sur ce lien :


http://www.unadif.fr/histoire-et-temoignages/nos-peines


bien cordialement

L'équipe de over-blog.com

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Historique de l'U.N.A.D.I.F. 
  Un Mouvement né de l'histoire

La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance, F.N.D.I.R., association de personnes, créée en 1945, l'Union Nationale des Associations de Déportés, Internés et Familles de disparus, U.N.A.D.I.F., groupement d'Associations, fondé en 1950, constituent un mouvement qui puise son unité dans une même source d'inspiration : la Résistance, née de l'appel du général de Gaulle, dès le 18 juin 1940.

  Un Mouvement de fraternité

La F.N.D.I.R. et l'U.N.A.D.I.F. ont en commun la période de leur création, les années 1945-1950, après le retour des déportés.  

Mais, c’est dans la clandestinité des camps nazis qu’est née ce qui deviendra la F.N.D.I.R.. La libération n’était encore qu’un espoir incertain lorsque quelques détenus français du camp de Buchenwald se promirent, s’ils en sortaient, de constituer une sorte de fraternité, qui, en dehors de toute idéologie, souderait ceux qui avaient partagé les périls de la Résistance et les souffrances de la déportation et qui garderait le souvenir de ceux qui ne reviendraient pas.

Pour ébaucher ce projet, se rencontrèrent Eugène THOMAS, député socialiste, futur ministre, Léon MAZEAUD, professeur de droit, gaulliste, Albert FORCINAL, député radical, le Professeur BALACHOWSKI, Abel FARNOUX entre autres.

Dans tous les camps et dans tous les kommandos, perçait la même obsession : réunir les survivants pour témoigner.

Dès le retour, le petit groupe de Buchenwald s’élargit à des camarades d’autres camps : Edmond DEBEAUMARCHÉ, Compagnon de la Libération, Jean KREHER, Jules AUBERT, Emile-Louis LAMBERT, Roland TEYSSANDIER…

 Dès leur retour tous ceux-ci se soucièrent de donner à leur « fraternité », un cadre légal. Ainsi naît, officiellement, le 21 janvier 1946, la F.N.D.I.R., dont le premier bulletin était paru le 15 décembre 1945.  

Pour élargir l’assise ainsi constituée, et pour associer plus étroitement les familles des disparus et tous ceux qui furent déportés, politiques comme résistants, est créée en 1950, sous l’impulsion du Révérend Père Michel RIQUET, l’U.N.A.D.I.F. qui symbolise l’unité de la Résistance, mais aussi de la déportation et des victimes du nazisme.

La F.N.D.I.R. est constituée de déportés titulaires de la carte de déportés résistants, donc bénéficiaires du statut militaire, ainsi que des familles de disparus.  

L’U.N.A.D.I.F. regroupe des déportés de toutes les catégories, c’est-à-dire les résistants (statut militaire), les politiques, les otages (statut de victimes civiles de guerre), ainsi que les familles de disparus et les membres associés.

La F.N.D.I.R. et l'U.N.A.D.I.F. sont animées chacune par un Conseil d'administration et un Bureau national ;

un congrès annuel commun trace les orientations de leur activité et contrôle leur fonctionnement interne.

Le Secrétaire général et le Trésorier général sont communs aux deux associations.

Le Président de chacune d’elles est Vice-Président de droit de l’autre.

Un Comité d'honneur regroupant des personnalités de la Résistance et de la Déportation leur a apporté son haut patronage.  

La F.N.D.I.R. et l'U.N.A.D.I.F. sont membres de la FONDATION de la RÉSISTANCE (F.R.), de la FONDATION pour la MÉMOIRE de la DÉPORTATION (F.M.D.) ainsi que du COMITÉ d’ACTION de la RÉSISTANCE (C.A.R.), qu'elles ont contribué à fonder.

 

L'hommage de l'U.N.A.D.I.F. à André Verchuren


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Le Général de Gaulle et André Verchuren à Lille en 1966

Source photo : D.R

 

André Verchuren (de son vrai nom Verschueren) nous a quitté mercredi 10 juillet 2013, dans sa 93ème année, d'un arrêt cardiaque brutal, alors qu'il entrait pour dîner dans un restaurant de Chantilly.

André Verchuren était un accordéoniste français né le 28 décembre 1920 à Neuilly-sous-Clermont dans l'Oise. Sa famille est originaire de Belgique.

Il commence l'accordéon à quatre ans et suit les cours de son père, Raymond musicien professionnel. Il touche son premier cachet à six ans en animant un bal et à seize ans, reçoit la coupe du monde d'accordéon des mains du roi Léopold de Belgique.

Pendant la seconde Guerre mondiale, il entra dans la Résistance en aidant et cachant des parachutistes alliés.

En juin 1944, il est dénoncé, arrêté et torturé par la Gestapo, emprisonné à Compiègne et interné au camp de Compiègne-Royallieu, puis ce fut la déportation pour le Camp de concentration de Dachau, par le convoi parti de Compiègne le 2 juillet 1944, convoi sinistrement connu sous le nom de "Train de la Mort".

Arrivé le 5 juillet 1944 au camp de Dachau, Il devient alors le Matricule 77 676.

Le 14 juillet 1944, il provoquera les SS au péril de sa vie en chantant une vibrante "Marseillaise" reprise par tous ses camarades détenus du block 21. Durant une période, il est affecté au Sonderkommando, la section chargée des fours crématoires.

Après avoir été libéré de Neckaretz, kommando du KL Natzweiler, il faudra quelques années pour que ses doigts retrouvent toute leur agilité.

 

De retour de déportation, il reçoit un diplôme du Président Eisenhower avec toute la reconnaissance des Etats-Unis, pour ses actions en faveur des parachutistes alliés. Son fils ainé se prénomme Harry Williams, en hommage à un parachutiste qu'il a aidé pendant la guerre.

  
Au titre de la déportation, il fut nommé Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur en mai 1986, et élevé au grade d'Officier le 4 novembre 1997, le Général André Delpech,
Président du Comité international de Dachau et Président de l'association des anciens déportés du camp de concentration de Dachau lui remis cette décoration.

André Verchuren était titulaire de la Médaille militaire,

de la Croix du Combattant,

de la Croix du Combattant volontaire et

de la Croix du Combattant volontaire de la Résistance.

 

Le 17 novembre 2006, Il fut élevé au grade de Commandeur dans l'Ordre national du Mérite. Cette décoration lui fut remise par le Général André Delpech, Grand Officier dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur, Grand Officier dans l'Ordre national du Mérite. 

Le 3 janvier 2007, il fêta ses 80 années de carrière par un concert à Beauvais.

Les obsèques d'André Verchuren ont eu lieu mercredi 17 juillet 2013 à Chantilly-Gouvieux, ville proche de son village natal, où il résidait depuis de très nombreuses années.

La messe a eu lieu à 14h45 en l'église de Chantilly.

Les Honneurs militaires lui seront rendus en présence des Hautes autorités de l'Etat.

Nous renouvelons nos plus sincères condoléances à ses deux fils, ses petits-enfants et à toute sa famille.

Gérard Bocquery

Président de l'ADIF de l'Oise


Tag(s) : #Associations
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