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moz-screenshot-33.pngCOMMUNIQUÉ

 

de l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS (ANPROMEVO),

de l’association Les amis de Max Marchand de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons

et de l’Association nationale des pieds noirs progressistes et leurs Amis (ANPNPA)

relatif à la délibération du conseil municipal de Marignane en date du 27 octobre 2010

portant approbation de la remise en place, au cimetière Saint-Laurent Imbert,

d’une stèle commémorant l’OAS.

  

L’installation en juillet 2005 d’un cénotaphe dédié à l’OAS dans l’enceinte du cimetière Saint-Laurent Imbert de Marignane (Bouches-du-Rhône), à l’initiative conjointe de l’association d'anciens activistes dénommée "ADIMAD" et du maire Daniel Simonpieri, a été à l’origine de plusieurs contentieux dont le Conseil d’État est à présent saisi.

Pour parvenir à un règlement, avant les élections cantonales de mars 2011, de la situation créée par le démantèlement de ce monument tel qu’ordonné par le tribunal administratif de Marseille le 7 juillet 2008 et devenu effectif quatre mois plus tard, l’actuel maire de Marignane, Éric Le Dissès, et le président de l’Adimad, Jean-François Collin, ont  prévu la réimplantation de la stèle en question par voie de convention : le mercredi  27 octobre en soirée, le texte en a été soumis à une délibération du Conseil municipal qui en a majoritairement approuvé le principe et les dispositions.  

La réinstallation du cénotaphe sur son emplacement d’origine représente à la fois :

- un refus de l’hommage de la ville à toutes les victimes, civiles et militaires, de la guerre d’Algérie ;

-  une discrimination mémorielle, matérialisée, sur la stèle elle-même, par la valorisation de la présence coloniale française en Algérie et la mise en avant d’un condamné à mort de l’OAS ;

- un mépris des quelque 2.700 victimes militaires et civiles de cette organisation criminelle, parmi lesquelles des élus, des magistrats, des fonctionnaires, des enseignants, des représentants des forces de l’ordre, reconnus pour certains "Morts pour la France" ;

- un affront fait à la justice, dans la mesure où l’arrêt de la Cour administrative d’appel de Marseille d’avril 2010 qui avait consacré l’illégalité de la stèle et validé le jugement de juillet 2008 ordonnant son retrait du domaine public est frappé par l’Adimad d’un recours en cassation sur lequel le Conseil d’ État n’a pas encore statué.

En passant convention avec l’Adimad au nom de la commune, Éric Le Dissès va plus loin que son prédécesseur Daniel Simonpieri, puisque cet acte l’amène à apposer sa signature en regard de celle de Jean-François Collin, qui, en février 1962, participa, à l’intérieur de l’hôpital militaire du Val de Grâce à Paris, à une tentative d’assassinat dirigée contre Yves Le Tac, compagnon de la Libération et frère d’un ministre gaulliste.

Pire, Éric Le Dissès a favorisé l’apologie publique par Daniel Simonpieri des crimes de guerre commis par l’OAS ou en son nom en 1961-1962, comme en atteste l’extrait ci-après de sa déclaration durant la séance en question du conseil municipal : "[Les pieds noirs] ont le droit de fleurir leurs héros morts, militaires et civils, et aussi ceux qui, pour moi, ont choisi la voie de l'honneur, combattant celui et ceux qui avaient renié leur parole. Ils ont le droit de fleurir les noms, comme à Perpignan ou à Théoule-sur-Mer dans les Alpes-Maritimes, des 119 membres engagés dans l'Organisation de l’armée secrète, commandée par le Général Salan.".

 Dans les jours à venir, il appartiendra à l’autorité préfectorale, à l’autorité judiciaire, aux veuves et descendants de victimes de l’OAS ainsi qu’aux organisations et associations qui les soutiennent - au sein du monde combattant notamment - de se déterminer sur les suites à donner à l’ensemble de ces provocations.

 

Pour l’ANPROMEVO

Le président

 Jean-François Gavoury

Pupille de la Nation

Orphelin de guerre

106, rue de Lourmel

75015 Paris

Mel : anpromevo@noos.fr

Pour l’association Les amis de Max Marchand,

de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons

Le président

 Docteur Jean-Philippe Ould Aoudia

BP 33

92362 Meudon-la-Forêt Cedex

 

 

Pour l’ANPNPA

Le président

Jacques Pradel

BP 30045

13368 Marseille Cedex 11

Mel : pradel.jacques@wanadoo.fr

 

La réinstallation d'une stèle pour les morts en Algérie était en date du 27 octobre 2010 à l'ordre du jour du conseil municipal de Marignane.

Le conseil a voté (avec 2 voix contre et 4 abstentions) pour la réinstallation d'une stèle.

« On a des morts à honorer, les dates proposées ne sont pas sujet à polémique », a expliqué le maire.

Le conseil a fait salle comble avec de nombreuses personnes obligées de rester debout mais qui tenaient à assister au débat.

Souvenez-vous la stèle avait été demandée par l'association Adimad et installée en 2005 par le maire de l'époque Daniel Simonpiéri puis retirée par le maire actuel Eric le Dissès en 2008 à la demande de la justice après une polémique sur les dates inscrites.

EN CLIQUANT SUR LE LIEN CI-DESSOUS VOUS POURREZ ACCEDER A L'INTEGRALITE DES DEBATS DU PLUS SCANDALEUX CONSEIL MUNICIPAL, DU JAMAIS VU, MAIS LA JUSTICE VA

REAGIR 

 http://www.maritima.info/actualites/politique/marignane/112/la-stele-de-la-discorde-a-provoque-un-debat-anime-a-marignane-.html

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http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article4137

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